Deux aiguières de Soldani Benzi réapparaissent à l’hôtel Drouot


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1. Massimiliano Soldani Benzi (1656-1740)
Projets d’aiguières, vers 1695
Terre cuite - 73 x 42 cm
Vente Hôtel Drouot 16/4/14
Photo : Blanchet et Associés

11/4/14 - Marché de l’art - Paris - Hier mercredi 16 avril passaient en vente à l’Hôtel Drouot deux vases en terre cuite (ill. 1), richement décoré de sculptures, présentés comme « travail allemand, vers 1800 ». Il s’agissait bien de « projets d’aiguières » comme le notait le catalogue. Celui-ci ne se trompait cependant que d’environ 100 ans et de pays, puisqu’il s’agissait en réalité de deux œuvres de Massimiliano Soldani Benzi, le sculpteur florentin des Médicis, l’un des artistes dont les bronzes sont les plus réputés, né en 1656 et mort en 1740. L’estimation était non moins fantaisiste puisqu’elle était de 3000/5000 € et qu’ils furent finalement adjugés (frais compris) 1 033 200 € !

Manifestement, les connaisseurs avaient été nombreux à repérer ces objets. D’autres exemplaires sont connus, dont deux en bronze au Victoria & Albert Museum, dont les modèles correspondent (une aiguière avec sur un côté Galatée, de l’autre une Néréïde, et une autre aiguière avec Neptune et un Triton - ill. 2). Le Los Angeles County Museum of Art possède également un exemplaire en terre cuite dorée (ill. 3) de la première (connue sous le nom de Vase Galatée)


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2. Massimiliano Soldani Benzi (1656-1740)
Aiguière, vers 1695
Bronze - 79,7 x 39,4 x 29,2 cm
Londres, Victoria & Albert Museum
Photo : Victoria & Albert Museum
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3. Massimiliano Soldani Benzi (1656-1740)
Aiguière (Vase Galatée, vers 1695
Terre cuite dorée - 71,1 x 35,6 x 30,5 cm
Los Angeles, County Museum of Art
Photo : LACMA

Désormais, ces œuvres acquises à l’hôtel Drouot devront, si elles devaient être exportées, obtenir un passeport. On ose espérer que celui-ci leur sera temporairement refusé et que le Louvre cherchera à s’en porter acquéreur. Sauf erreur de notre part, il ne conserve en effet rien d’équivalent.

English version


Didier Rykner, jeudi 17 avril 2014


P.-S.

D’après Le Quotidien de l’Art paru juste après notre mise en ligne, les deux œuvres auraient été acquises par un italien. Sauf erreur de notre part, cela ne l’exonère pas d’une demande d’exportation.





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