Deux actes de colloques sur l’art religieux Contenu abonnés


Chaque année, l’association des Conservateurs des Antiquités et Objets d’Art organise un colloque consacré à un aspect du patrimoine français, et en font paraître les actes, non moins régulièrement, aux éditions Actes Sud. Il faut souligner le grand intérêt de ces publications qui s’intéressent souvent à des objets méconnus ou menacés.

En 2012, cet événement portait sur la peinture religieuse, un champ immense, presque infini même, parfois en grand état de péril, souvent invisible car les églises, hors des grandes villes sont en général fermées par peur des vols.
Ce patrimoine souvent méconnu est pourtant d’une richesse exceptionnelle : à côté des multiples croûtes ou des copies parfois sans grande qualité artistique, de nombreux chefs-d’œuvre dignes des plus grands musées internationaux dorment un peu partout.

L’ouvrage commence par décrire le projet en cours dans une région, la Basse-Normandie, pour répertorier l’intégralité des peintures religieuses des églises ou conservées dans des musées mais provenant d’une église. Ce travail devra donner lieu à une exposition en 2015 ainsi qu’à la publication d’un ouvrage de synthèse. Les œuvres sont (ou seront ?) versées dans les « bases nationales » de données, ce qui correspond sans aucun doute à la base Mémoire. Si l’on peut se réjouir que toutes les données relatives à l’inventaire des œuvres des églises soient regroupées dans une base unique, notons néanmoins que cette base, comme la plupart de celles du ministère de la Culture, a un moteur de recherche extrêmement mal fait qui rend les œuvres parfois très difficiles à trouver. On pourra regretter également que ce type d’initiatives ne soit pris qu’en local, sans aucune coordination au niveau national, décentralisation oblige. Signalons à cet égard qu’une base de données a été mise en ligne par le Conseil général de l’Eure qui recense l’ensemble du patrimoine mobilier. Nous signalions en 2010 qu’elle présentait des défauts d’ergonomie. Celle-ci est actuellement inaccessible car en maintenance (pour une durée indéterminée…), espérons qu’ils en profiterons pour corriger ces défauts.

Les autres articles de ce recueil se scindent en quatre parties, les trois premières par siècle (XVIIe, XVIIIe et XIXe), et la dernière consacrée au patrimoine du Calvados, département où se tenait le colloque.
Ce type d’ouvrages est passionnant avant tout par les œuvres inédites (ou peu connues) qu’il permet de découvrir ou de redécouvrir. C’est ainsi que dans un essai consacré au Caravagisme, Bruno Saunier publie une œuvre d’un artiste dont nous ignorions l’existence, Léonor de Recouvrance, avec une Résurrection de Lazare (ill. 1) appartenant à l’hôpital de Dijon dont les figures nous paraissent proches de Carlo Saraceni. Il est dommage que cet article ne donne pratiquement pas de référence, nous ne savons pas si ce tableau est ou non publié ici pour la première fois.
Si certains tableaux sont d’une qualité médiocre, d’autres, bien qu’anonymes, pourront peut-être…

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