Deux œuvres de Carolus-Duran pour Roubaix et pour Lille


1. Carolus-Duran (1837-1917)
Portrait du sculpteur Henri Bouchard, 1906
Huile sur toile - 99 x 73,5 cm
Roubaix, Musée d’Art et d’Industrie
Photo : Sotheby’s Paris

23/6/07 – Acquisitions – Roubaix, Musée d’Art et d’Industrie et Lille, Musée des Beaux-Arts – Jusqu’en mars dernier, grâce au dévouement des descendants de l’artiste, les œuvres du sculpteur Henri Bouchard (1875-1960) était exposées dans le musée portant son nom et situé dans son ancien atelier à Paris. Celui-ci a dû fermer ses portes, mais les collections ont pu fort heureusement trouver un lieu d’accueil grâce à leur transfert au musée d’Art et d’Industrie de Roubaix. Une réplique de l’atelier, « à l’identique dans ses caractéristiques de volume et de lumière ». sera construite et ouvrira en 2010.
C’est donc fort logiquement que La Piscine, l’autre nom du musée de Roubaix, a préempté chez Sotheby’s Paris le mardi 19 juin 2007, pour 7.800 € (frais compris) un Portrait de Bouchard par Carolus-Duran (ill. 1). Le tableau est daté 1906 et situé à Rome où le sculpteur était pensionnaire de la Villa Médicis après avoir gagné le Grand Prix en 1901. Agé de seulement 31 ans, il semble ici plus vieux. L’attitude sérieuse, le costume entièrement noir et le fond uniformément brun font de ce beau tableau une œuvre particulièrement austère.

2. Carolus-Duran (1837-1917)
Le Pisan, 1874
Bronze - 49 x 49 x 30 cm
Lille, Musée des Beaux-Arts
Photo : Musée des Beaux-Arts de Lille

Un bronze de Carolus-Duran a également fait son entrée il y a peu (en 2006) dans un musée du Nord de la France. Lille a acquis auprès d’un particulier, grâce au mécénat du Crédit du Nord, Le Pisan (ill. 2) que le musée avait exposé lors de la rétrospective consacrée à l’artiste en 2003 (voir l’article).
Celui-ci n’a que très peu pratiqué la sculpture. Il exposa au Salon de 1873 le portrait de sa femme (bronze ; Los Angeles County Museum of Art), accueilli avec perplexité par les critiques, puis, l’année suivante, ce Pisan dont on connaît également une version en terre cuite (collection particulière). L’œuvre, par son titre et par son style, évoque la statuaire toscane du XVe siècle et s’inscrit dans la tradition néoflorentine pratiquée à la même époque par Paul Dubois (Le chanteur florentin) ou Antonin Mercié (David). Le musée des Beaux-Arts de Lille, fort riche en tableaux de Carolus-Duran, n’en possédait jusqu’ici aucune sculpture.

Site du musée d’Art et d’Industrie de Roubaix

Site du musée Bouchard

Site du Palais des Beaux-Arts de Lille

English version


Didier Rykner, samedi 23 juin 2007



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