Dessins français du Musée des Beaux-Arts d’Alger


Paris, Musée du Louvre. Exposition terminée le 19 janvier 2004.

En présentant des dessins que bien peu pourront aller voir à Alger en ces temps troublés, en permettant leur restauration, rendue d’autant plus nécessaire que le climat algérois n’est pas propice à la conservation du papier, cette exposition trouve sa pleine justification.
Il est regrettable cependant que les œuvres montrées - s’agit-il d’un choix malheureux, ou est-il réellement représentatif des collections ? - soient de qualité si moyenne. Les Chassériau et les Delacroix sont anecdotiques. Les Deux danseuses au repos (cat. 28) de Degas sont franchement laides. Même les artistes moins importants (Dehodencq, Bida,...) ne sont pas représentés par une de leurs plus belles feuilles. Les Thomas Couture sont jolis, mais secondaires.
Retenons néanmoins - encore s’agit-il de dessins mineurs - un charmant portrait d’Eugène Devéria (Portrait de Mme Belloc, cat. 40), dessinateur pourtant inégal, une Antilope dans un paysage rocheux (ill., cat. 3), aquarelle gouachée de Barye ou une Danseuse de Rodin (cat. 60). C’est peu, pour un musée dont l’inaccessibilité même nous faisait rêver de chefs d’œuvres cachés.

L’exposition est organisée dans le cadre de Djazaïr, Une année de l’Algérie en France.

Commissaires de l’exposition : Arlette Sérullaz, conservateur général au département des Arts graphiques du musée du Louvre et Dalila Mahammed-Orfali, directrice du Musée national des Beaux-Arts d’Alger.

Catalogue par Arlette Sérullaz et Malika Bouabdellah, co-édition Somogy et Musée du Louvre, 35 €. ISBN : 2-85056-708-6

Le catalogue qui accompagne l’exposition est un joli livre d’image, mais les notices auraient mérité d’être plus développées.


Didier Rykner, lundi 3 novembre 2003



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