Régulièrement, le département des Arts Graphiques organise des expositions sur les grands décors au XIXe siècle. Aujourd’hui, le Louvre lui-même est à l’honneur, grâce à deux fonds de dessins préparatoires à ses plafonds.
Ceux de Blondel, judicieusement offerts par le CCF, sont d’une fraîcheur extraordinaire. Ils préparent le décor d’une des salles du Conseil d’Etat, dans l’aile Ouest de la cour carrée (l’actuelle salle 64). D’une perfection glacée, ils témoignent d’un beau métier et sont d’une rigueur irréprochable.
Fort différents sont ceux de Léon Cogniet pour la galerie Campana, feuilles d’étude rapides, d’ensemble ou de détail, d’un faire moins minutieux mais sans doute plus vigoureux. A Blondel, néo-classique tardif, s’oppose la fougue de Cogniet, artiste que le Massacre des Innocents (1824, Rennes, musée des Beaux-Arts) avait pu faire classer un temps parmi les Romantiques.
Ces expositions ne donnent malheureusement pas lieu à la publication d’un catalogue. On se contentera donc de l’intéressante synthèse distribuée gratuitement à la borne d’information sous la Pyramide. On pourra également trouver ce texte d’Arlette Sérullaz sur le site Internet du Louvre

