
1. Léonard Limosin (vers 1505-1575)
Pâris, vers 1540
Email - 31,2 x 25 cm
Ecouen, Musée national de la Renaissance
Photo : Christie’s Paris
25/2/09 – Acquisitions – Ecouen, Musée national de la Renaissance – Pour la troisième et dernière journée de la vente Yves Saint-Laurent et Pierre Bergé, qui a obtenu le succès que l’on sait, seul le Musée national de la Renaissance aura exercé sa faculté de préemption, pour acquérir trois émaux (en deux lots).
Le premier, représentant Pâris (ill. 1 ; 217 000 € avec les frais), est dû à Léonard Limosin. Il fait partie d’une série sur le thème des amants malheureux dont quinze éléments sont aujourd’hui connus. Deux sont à la Walter Art Gallery de Baltimore tandis que neuf étaient déjà conservés dans des musées français : Blois en possède deux, Le Puy-en-Velay également deux (qui sont des dépôts du Louvre), le musée Vivenel à Compiègne en détient six. Ecouen pouvait aussi exposer déjà un de ces émaux, dont le sujet est identifié comme étant Déjanire.
Il est probable qu’une Hélène répondait à ce Pâris, mais celle-ci n’est pas connue. Thierry Crépin-Leblond, le directeur du musée de la Renaissance, a consacré un article à cette série dans La Revue de l’Art en 1997 que l’on peut consulter sur Internet1.Il y suggère que ces plaques décoraient probablement un cabinet, et qu’elles étaient sans doute enchâssées dans un lambris mouluré.

2. Martial Ydeux, milieu du XVIe siècle
Josué
Email - Diamètre : 18,6 cm
Ecouen, Musée national de la Renaissance
Photo : Christie’s Paris

3. Martial Ydeux, milieu du XVIe siècle
Le Roi Arthur
Email - Diamètre : 18,6 cm
Ecouen, Musée national de la Renaissance
Photo : Christie’s Paris
Les deux autres émaux acquis par Ecouen (pour 103 000 € incluant les frais) font également partie d’une série, celle des Neuf Preux, héros réputés pour leurs valeurs chevaleresques. Il s’agit d’Hector, d’Alexandre le Grand et de Jules César qui représentent l’Antiquité, de Josué (ill. 2), de David et de Judas Macchabée figurant l’Ancien Testament et enfin du Roi Arthur (ill. 3), de Charlemagne et de Godefroy de Bouillon qui symbolisent la chrétienté. L’identité de leur auteur, Martial Ydeux, n’a été découverte que récemment. Le Louvre conserve plusieurs œuvres de cet émailleur2.
