Degas. Art in the making Degas. Classico e moderno Contenu abonnés


Cette exposition (terminée) s’intéressait aux œuvres conservées à la National Gallery de Londres. Degas. Art in the making
Degas. Classico e moderno

Deux expositions consacrées à Degas viennent de fermer leurs portes après avoir, chacune à sa manière, rappelé de façon ferme la complexité d’un artiste plus ingresque qu’impressionniste. La première, à Londres s’intéresse aux procédures formelles du peintre, à ses particularités stylistiques en s’appuyant sur l’analyse scientifique des œuvres de la collection de la National Gallery. On sait qu’elle s’est beaucoup enrichie lors des ventes posthumes de l’artiste en 1918 ; cela vaut également pour les tableaux d’Ingres et de Delacroix qui appartinrent à Degas. Radiographies et étude des supports souvent composites, des matériaux, non moins problématiques, livrent mille informations sur sa « façon de faire » et donc de penser en peinture. Réalisation et signification s’éclairent d’un même mouvement. On en donnera ici quelques exemples. Le remploi des figures d’un registre à l’autre est attesté très tôt – ce qui en dit long d’emblée sur le supposé réalisme de Degas. En revanche, cette pratique, somme toute courante chez les artistes au cursus traditionnel, mesure sa fidélité à l’héritage ingresque. L’évolution des Petites Spartiates provoquant des garçons autour de 1860 est révélatrice d’une filiation qu’il faudra un jour traiter en détail. Comme Ingres, Degas est obsédé par la « guerre des sexes », il possédait une petite version d’Œdipe et le Sphinx. La radiographie des Petites Spartiates a mis en évidence un changement très net quant à l’attitude du jeune homme qui pivote à droite. Il se présentait initialement de manière bien plus indécente. Ce que Gérôme s’autorisait, le jeune Degas se l’interdisait. Plus tard, il fera grand usage des fessiers au premier plan de l’image, mais il s’agira d’attributs féminins… Il s’avère donc que la première pensée du tableau était encore plus proche du Prix de Rome d’Ingres, Achille recevant les envoyés d’Agamemnon, que son état final1. Il importe surtout d’intégrer cette influence à une lecture plus poussée des résonances…

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