Défense et illustration de l’Impressionnisme. Ernest Hoschédé et son « Brelan de Salons » (1890) Contenu abonnés


Auteur : Dominique Lobstein

jpg-couverture__hoschede-jpgEn menant à bien la réédition du méconnu Brelan de Salons (1890) d’Ernest Hoschedé (1837-1891), Dominique Lobstein nous livre une présentation du collectionneur, qui complète sur certains points les analyses antérieures, tout en nous invitant à découvrir ou à redécouvrir le critique d’art. L’ouvrage se compose d’une introduction biographique, suivie d’une édition copieusement annotée du Brelan de Salon (1363 notes pour les trois Salons concernés : ceux des Indépendants, de la Société des artistes français et de la Société nationale des beaux-arts) et d’un indispensable index des noms propres. On trouve aussi en annexe, sur une vingtaine de pages, une retranscription intégrale des catalogues des trois ventes successives des collections d’Hoschedé (1874, 1875, 1878).

Le fait qu’Ernest Hoschedé figure en bonne place dans la petite cohorte des collectionneurs de Monet, Camille Pissarro, Sisley, Renoir, Berthe Morisot ou Degas, le rôle de commanditaire qu’il a joué auprès de Manet ou de Monet, les péripéties de sa vie même, avec son faste, ses faillites et son infortune conjugale, assurent une certaine notoriété à ce commerçant en tissus longtemps prospère. Si son nom est aujourd’hui généralement associé à l’histoire de l’Impressionnisme, comme le confirme encore le titre de l’ouvrage, Dominique Lobstein le rattache sans ambiguïtés dans son introduction biographique à la notion d’éclectisme1. Ce qu’on sait en effet de la collection d’Hoschedé – par les catalogues de ventes, par le dépouillement des livrets des Salons et par le recoupement de ces deux sources – révèle un collectionneur amateur de Monet comme de Victor Leclaire (1830-1885), soucieux de mêler jeunes artistes novateurs et valeurs sûres, dans un esprit qui n’est peut-être pas dépourvu d’arrières-pensées commerciales, sinon spéculatives. Mais la peinture n’a pas toujours permis à Hoschedé de renflouer ses affaires : la vente dramatique de juin 1878, au cours de laquelle il voit partir les œuvres de Manet et…

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