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Début de la restauration de la fontaine des Innocents

1. La Fontaine des Innocents échafaudée pour le chantier test
Photo : Didier Rykner
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14/5/22 - Restauration - Paris, Fontaine des Innocents - Après de très longues études, et de nombreux retards, la restauration de la fontaine des Innocents (ill. 1) - rappelons que le budget avait été voté au Conseil de Paris il y a huit ans - a enfin commencé avec la mise en place d’un chantier test. Celui-ci aura notamment pour objectif, dans un premier temps, de remplacer plusieurs reliefs selon des techniques différentes, afin de choisir celle qui sera la mieux à même de restituer au monument un aspect correct après les travaux qui bénéficieront d’un budget de 5 millions d’euros.

Les études ont en effet conclu à la possibilité de détacher ces sculptures en bas-relief pour les restaurer en atelier, et le choix a été fait d’une dépose définitive et d’une mise à l’abri afin de stopper une dégradation lente mais inévitable dans l’environnement pollué de la capitale. Leur destination définitive n’est pas encore connue mais l’hypothèse la plus probable et sans doute la plus souhaitable serait le Louvre où trois reliefs d’origine sont déjà conservés (ill. 2).
L’histoire de cette fontaine est en effet complexe. Construite en 1549 par l’architecte Pierre Lescot, sculptée par Jean Goujon, elle se trouvait à l’origine, sous une forme rectangulaire, au coin de la rue Saint-Denis et de la rue aux fers, le long de l’église des Saint-Innocents. Elle ne possédait donc que deux façades, une d’une arcade, et la seconde de deux, avec au total cinq sculptures de nymphes, trois reliefs rectangulaires en haut et en bas des arcades, et d’autres reliefs en écoinçons. Il s’agissait à l’origine d’une fontaine à boire et non d’une fontaine où l’eau coulait abondamment.


2. Jean Goujon (?-avant 1568)
Nymphe et petit génie monté sur un cheval marin, 1547
Pierre
Paris, Musée du Louvre
Photo : RMN-GP/S. Maréchalle
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