De Watteau à Soulages : Dix ans d’acquisitions en arts graphiques Contenu abonnés


Clermont-Ferrand, Musée d’art Roger Quilliot, cabinet des estampes, du 15 septembre 2007 au 30 juin 2008.

La politique d’enrichissement des musées français donne parfois lieu à de belles manifestations, comme celle actuellement organisée par le Musée d’art Roger Quilliot, à Clermont-Ferrand. Après une décennie de dons et d’achats de gravures, estampes ou dessins, l’institution auvergnate fait le bilan des acquisitions depuis 1997. Seule une partie des feuilles récemment entrées ont été présentées, venant compléter un cabinet d’arts graphiques aujourd’hui riche d’environ 5000 œuvres.

Pour mieux comprendre les axes actuels de développement des collections, rappelons brièvement l’histoire comme la nature du fonds clermontois1. Au XIXe siècle, un premier noyau comprend essentiellement des paysages d’Auvergne ainsi que des œuvres d’artistes locaux. Il faut véritablement attendre le milieu du XXe siècle pour que le cabinet s’enrichisse de façon significative, avec un effort particulièrement remarquable et ininterrompu depuis les années 1980. Après la seconde guerre mondiale, les acquisitions se focalisent sur les grands noms tels que Matisse, Dufy, Tiepolo ou Delacroix. Dans les deux dernières décennies, la tendance s’est infléchie, en privilégiant surtout les XIXe et XXe siècles - les dessins antérieurs à 1800 constituent une part très minoritaire - et le paysage local, d’artistes auvergnats ou non. Globalement, ce constat s’applique à l’ensemble des collections du musée, dont les salles concernent surtout l’art européen de 1600 à nos jours.

JPEG - 99.5 ko
1. Laurent Cars (1699-1771),
d’après Antoine Watteau (1684-1721)
La diseuse d’aventure, 1727
Eau -forte et burin
Clermont-Ferrand, Musée d’art Roger Quilliot
Photo : Musée d’art Roger Quilliot
Voir l'image dans sa page

À l’instar de la collection de peinture, l’accent a été mis avant tout sur les périodes plus récentes. Les XVIIe et XVIIIe siècles ne sont respectivement représentés que par deux gravures : à savoir une Histoire de Tobie de Hieronymus Wierix (achat 2004), typique du maniérisme anversois tardif ; et une…

Pour avoir accès à ce contenu, vous devez vous abonner à La Tribune de l’Art. Les avantages et les conditions de cet abonnement, qui vous permettra par ailleurs de soutenir La Tribune de l’Art, sont décrits sur la page d’abonnement.

Si vous êtes déjà abonné, connectez-vous à l’aide de ce formulaire :





imprimer Imprimer cet article

Article précédent dans Expositions : Trésors anciens et nouveaux de Wallonie ce curieux pays curieux (sic)

Article suivant dans Expositions : Duchamp, Man Ray, Picabia