De nombreuses aquarelles du fonds Belloir & Vazelle acquises par des musées Contenu abonnés


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1. Maison Belloir & Vazelle
Bal donné pour l’Ambassade d’Autriche, le 28 mai 1867,
à l’occasion de l’Exposition Universelle

Paris, Musée d’Orsay
Crayon, aquarelle et gouache - 34,9 x 56 cm
Photo : Galeries Jacques Sargos et Jane Roberts

31/10/15 - Acquisitions - Orsay, Sénat, Opéra, Boston - C’est un fonds d’atelier étonnant et d’une grande importance pour l’histoire des Arts décoratifs sous le Second Empire et le début de la Troisième République qu’ont redécouvert les marchands Jacques Sargos et Jane Roberts, et qu’ils présentent jusqu’au 14 novembre dans la galerie parisienne de cette dernière1. Ce sont en effet pas moins de plusieurs centaines de dessins de la maison Belloir & Vazelle qui sont ainsi proposés à la vente, et qui ont d’ailleurs intéressé de nombreux musées.

Mais qui étaient Belloir & Vazelle ? Avouons notre propre ignorance : avant de découvrir ces œuvres, nous ne les connaissions pas. Il s’agit pourtant d’une très importante entreprise familiale qui œuvra dans le domaine du décor temporaire, des rideaux de scènes, des mobiliers de théâtre… Leur histoire est incroyablement méconnue. On peut la résumer ainsi : la maison aurait été fondée vers 1820, puis en 1842 les frères Jules et Julien Belloir, tous deux tapissiers-décorateurs, s’associèrent sous le nom de Belloir frères. Jules Belloir la quitta vers 1851 et Julien s’associa vers 1870 avec Georges Vazelle avec qui il travaillait déjà sous le Seconde Empire, l’entreprise prenant alors le nom de Belloire & Vazelle. Après la reprise par Paul Belloire, le fils de Julien, et le rachat par d’autres au début du XXe siècle, elle poursuivit encore son activité jusqu’après la Seconde guerre mondiale.
L’activité de cette entreprise fut extraordinaire : la maison travailla pour Garnier, à l’Opéra, mais aussi à l’Opéra-Comique, au Châtelet, à la Gaîté, au Vaudeville, etc. Bref, pour la plupart des théâtres parisiens mais aussi pour les cirques (dont le Cirque d’Hiver), et pour l’Opéra de Monte-Carlo,…

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