De Grünewald à Menzel. L’image de l’art allemand en France au XIXe siècle Contenu abonnés


Auteur : Sous la direction de Uwe Fleckner et Thomas W. Gaehtgens

jpg-couverture_grunewald_menzel-jpgCe recueil est, pour une large part, composé de contributions ayant été présentées lors d’un colloque organisé en mars 2000 à Paris, au Centre allemand d’histoire de l’art. Par la cohérence du sujet et la qualité des essais, il constitue une véritable histoire de l’influence de l’art allemand sur la France au XIXe siècle.

L’ouvrage commence logiquement avec les primitifs. Le premier essai, dû à Isabelle Dubois, montre que la redécouverte des primitifs allemands en France fut fortement marquée par la vision qu’en avaient les frères Boisserée (allemands et non français malgré leur nom), en particulier Sulpiz Boisserée. Celui-ci réunit une importante collection de tableaux du Moyen-Age et de la Renaissance allemande qui fut connue en France notamment grâce à un recueil lithographique largement diffusé. Il fut également théoricien, et proclamait l’importance, à ses yeux prédominante, des peintres de Cologne et la décadence de la peinture germanique au XVIe siècle sous l’influence de l’Italie. En incluant Hubert Van Eyck, né à Cologne, dans l’école allemande, il annexait l’art flamand ce qui déplut forcément aux historiens belges mais fut largement accepté par les français.
Dans cette première partie intitulée A la recherche des primitifs allemands, on lira aussi avec profit l’essai de Sylvie Ramond à propos de l’influence de Grünewald sur l’art français, visible notamment chez Odilon Redon, et celui de François-René Martin, qui revient sur Grünewald et compare sa fortune en France à celle de Schongauer. Grünewald, toujours et enfin, est une nouvelle fois le centre de l’étude de Christian Heck sur Huysmans et les primitifs allemands.
En conclusion, l’importance d’Holbein le Jeune sur Ingres portraitiste, parfois négligée, est soulignée de manière convaincante par Uwe Fleckner. Ingres n’a-t-il pas écrit sur un de ses dessins : « Les portraits de Holbein sont au dessus de tous, il n’y a que ceux de Raphaël qui les surpasse  » ? Il est d’ailleurs significatif que Degas…

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