De chair et d’esprit. Dessins italiens du musée de Grenoble Contenu abonnés


Grenoble, Musée du 6 mars 2010 au 30 mai 2010

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1. Bernardino Butinone
(connu à partir de 1473-1510) ou
Bernardo Zenale (1455/60-1526)
Saint Jérôme pénitent dans le désert
avec saint François recevant les stigmates

Plume et encre brune, lavis
et gouache - 15,7 x 11,8 cm
Grenoble, Musée
Photo : Musée de Grenble
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Après Orléans (voir l’article) et Lyon (voir l’article), Eric Pagliano, avec Catherine Monbeig Goguel et Philippe Costamagna, nous donne une fois encore un catalogue – et une exposition - exemplaire, celui de la collection de dessins italiens de Grenoble. Ce jeune conservateur est devenu, en quelques années à peine, l’un des meilleurs connaisseurs français dans cette discipline et une référence reconnue au niveau international. Il ne se contente pas de sa connaissance approfondie du sujet pour attribuer et extraire de l’anonymat quantité d’œuvres. Il réfléchit à la fois sur l’acte d’attribuer et, bien au-delà, sur ce que ces nouvelles feuilles apportent à l’histoire de l’art. L’attribution n’est pas une fin en soi, elle est un commencement. La notice (de cinq pages), qui accompagne par exemple le cat. 2, Saint Jérôme pénitent dans le désert avec saint François recevant les stigmates (ill. 1), est ainsi un modèle du genre. Pour arriver à démontrer une attribution, d’ailleurs incertaine, à Bernardino Butinone ou à Bernardo Zenale, l’auteur se livre à une brillante démonstration qui va bien au-delà de la simple analyse formelle. Il s’interroge ainsi sur le statut de l’œuvre, préparatoire à une miniature ou à un petit tableau de dévotion, sur l’iconographie et sur la place de saint Jérôme et de son association à saint François dans la théologie de l’époque. Il décrit et explique le processus qui mène à la détermination du nom juste (ou de celui qui s’en approche le plus) transformant cet exercice, qui semble parfois s’apparenter à l’art de la divination, en une démonstration argumentée.

A Grenoble, le travail ne manquait pas. Avec 50 inédits, auxquels on peut ajouter 18 dessins…

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