Dans la lumière de l’Impressionnisme. Édouard Debat-Ponsan (1847-1913) Contenu abonnés


Tours, Musée des Beaux-Arts, du 19 octobre 2014 au 15 février 2015.

JPEG - 132.1 ko
1. Édouard Debat-Ponsan (1847-1913)
La Vérité sortant du puits ou
Nec Mergitur, 1898
Huile sur toile - 242 x 145 cm
Amboise, Hôtel de Ville
Photo : Didier Rykner

Une femme sort d’un puits, tenant un miroir, tandis que deux hommes tentent de l’y faire retourner : l’image est célèbre, la cause était bonne (ill. 1). Avec un tel tableau, manifeste en faveur de l’innocence du capitaine Dreyfus, Édouard Debat-Ponsan démontre qu’il est un vrai peintre d’histoire capable de manier l’allégorie en 1898, à un moment où ce genre commence à s’essouffler.
On regrette d’autant plus que le Musée de Tours ait choisi - à quelques rares exceptions près, dont ce tableau - de ne présenter qu’une rétrospective partielle, en voulant à toute force faire de l’artiste un émule des Impressionnistes, ce qu’il ne fut jamais vraiment, plutôt que d’étudier toute sa carrière (ce qu’aucun musée ne fera probablement jamais plus). Ce parti pris, assumé, nous laisse avec un sentiment d’inachevé d’autant plus regrettable que, parmi les peintures exposées – pour beaucoup des scènes de genre et des paysages -, certaines ne sont que des pochades dont on aurait peut-être dû limiter le nombre.

Ne boudons cependant pas notre plaisir : s’il est un peintre inégal, ses meilleurs tableaux (on en voit tout de même beaucoup dans l’exposition) valent le détour. Dès la première salle, on peut ainsi admirer le portrait de son épouse (ill. 2), assise devant un décor japonisant orné de cigognes. Le modèle l’a incontestablement inspiré mais ce n’est pas une exception : Debat-Ponsan excella dans le genre du portrait dans lequel il fait preuve d’une grande acuité psychologique. L’exposition en présente plusieurs exemples, figurant essentiellement des membres de sa famille. Il fut un élève de Cabanel et cela se voit parfois comme dans le portrait de Mme Élie Martin. Mais celui de son neveu, Edmond Lamouzelle, tout de noir vêtu sur un fond gris uni (ill. 3), évoque davantage Gérôme et un tableau, le Portrait d’Armand…

Pour avoir accès à ce contenu, vous devez vous abonner à La Tribune de l’Art. Les avantages et les conditions de cet abonnement, qui vous permettra par ailleurs de soutenir La Tribune de l’Art, sont décrits sur la page d’abonnement.

Si vous êtes déjà abonné, connectez-vous à l’aide de ce formulaire :





imprimer Imprimer cet article

Article précédent dans Expositions : L’Expressionnisme en Allemagne et en France. De Van Gogh à Kandinsky

Article suivant dans Expositions : Benjamin-Constant. Merveilles et mirages de l’Orientalisme