Dans l’intimité des frères Caillebotte. Peintre et Photographe. Contenu abonnés


Paris, musée Jacquemart-André du 25 mars au 11 juillet 2011
Québec, musée national des Beaux-Arts, du 6 octobre 2011 au 8 janvier 2012

« Paris change » écrivait Baudelaire dans son poème « Le Cygne ». De ces changements hausmanniens, peintres et photographes post-impériaux témoignent abondamment. Parmi ceux-ci, les frères Caillebotte, Gustave (1848-1894) et Martial (1853-1910) (ill. 1). Si le premier est aujourd’hui considéré comme l’une des figures majeures de l’Impressionnisme, le second, photographe amateur, n’a guère franchi les limites des spécialistes de la discipline. Il est vrai que parmi les quelque 130 clichés (ill. 2) que présente l’exposition bien peu peuvent prétendre rivaliser avec les portraits d’un Nadar ou d’un Carjat, ou les extérieurs d’un Le Gray. Aussi, et quelque louable que puisse se vouloir cette exhumation de Martial Caillebotte dans un travail de confrontation avec les peintures de Gustave (une cinquantaine sont accrochées, pour la très grande majorité issues de collections privées), on ne peut que constater la vanité d’une telle entreprise. Il est vrai qu’elle est pilotée en partie par Serge Lemoine, dont on se rappelle qu’il avait déjà sombré dans la confrontation entre Renoir père et fils1.


JPEG - 47.3 ko
1. Anonyme
Gustave et Martial Caillebotte
Tirage photographique - 8 x 11 cm
Collection particulière
Photo : D. R.
Voir l'image dans sa page
JPEG - 49 ko
2. Martial Caillebotte (1853-1910)
Gustave Caillebotte et Bergère sur
la place du Carrousel
, 1892
Tirage photographique - 15,5 x 10,5 cm
Collection particulière
Photo : D. R.
Voir l'image dans sa page

JPEG - 40.9 ko
3. Gustave Caillebotte (1848-1894)
Un Balcon, 1880
Huile sur toile - 69 x 62 cm
Collection particulière
Photo : Courtesy Comité Caillebotte, Paris
Voir l'image dans sa page

Divisé en cinq sections thématiques (« Paris en perspectives », « Dans l’intimité des Caillebotte », « Les Plaisirs du jardin », « Le Paysage moderne » et « Au fil de l’eau »), le parcours met donc en parallèle (le plus souvent en face à face en raison de la disposition des photographies regroupées sur un mur) toiles de Gustave et clichés de Martial. Se pose ainsi la…

Pour avoir accès à ce contenu, vous devez vous abonner à La Tribune de l’Art. Les avantages et les conditions de cet abonnement, qui vous permettra par ailleurs de soutenir La Tribune de l’Art, sont décrits sur la page d’abonnement.

Si vous êtes déjà abonné, connectez-vous à l’aide de ce formulaire :





imprimer Imprimer cet article

Article précédent dans Expositions : Jean-Louis Forain (1852-1931). « La Comédie parisienne »

Article suivant dans Expositions : Le paysage à Rome au Grand Palais et Claude Lorrain au Louvre