Courrier à propos des prisons de Lyon Contenu abonnés


Nous avons reçu d’un architecte lyonnais (qui ne signe que de son initiale car il s’agit d’une opinion personnelle et qu’il ne souhaite pas y associer le cabinet où il travaille), un courrier à propos del’article consacré aux prisons de Lyon, qui ouvre de nombreuses questions. Nous y répondons à la suite, et nous invitons les lecteurs qui voudraient se joindre au débat à nous envoyer leur contribution.

Chère Tribune…

La question de la sauvegarde ou non des prisons du quartier Perrache à Lyon fait l’objet d’un débat, passionné, comme bien souvent lorsque l’on évoque l’éventuelle disparition d’un édifice à caractère patrimonial.

Tout le monde s’accorde sur l’intérêt architectural et historique de ces deux ensembles monumentaux, dans un tissu urbain particulièrement convoité depuis les projets de réhabilitation du cours Charlemagne et de la Confluence. Il s’agit là de bâtiments qui, par leur cohérence architecturale, l’intelligence de leur conception, et la clairvoyance de leurs concepteurs, sont très intéressants.

Le réel intérêt de ces édifices n’a de sens que parce qu’il s’agit d’une architecture utilitaire du 19 ème siècle conçue en tant que prison. Vous en conviendrez, il serait hypocrite de s’extasier devant la qualité de taille des larmiers et couvertines des murs d’enceinte ! La clef de cette architecture est la parfaite adéquation entre la forme et l’usage, d’une justesse et d’une rigueur remarquable.

Cependant, aujourd’hui, qu’en est-il ? Outre la valeur historique d’une telle architecture fonctionnelle, quid de l’utilisation des lieux par les détenus à l’aube de 2010 ? De telles architectures sont-elles encore adaptées aux conditions de détentions actuelles que, fort heureusement, on essaye (non sans d’énormes difficultés) de rendre plus humaines (et ce, quand bien même Baltard a en son temps contribué à l’amélioration des conditions de détention dans ces « instruments de guérison des infirmités morales du peuple ».)…Sans doute, non.…

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