Corot dans la lumière du Nord Contenu abonnés


Douai, musée de la Chartreuse, du 5 octobre 2013 au 6 janvier 2014.
Carcassonne, musée des Beaux-Arts, du 21 février au 21 mai 2014.

Si, comme Corot l’écrit dans ses Carnets, «  un homme ne doit embrasser la profession d’artiste qu’après avoir reconnu en lui une vive passion pour la nature  »1, sa vocation a tout de l’évidence. Jamais il ne cessa d’arpenter la France et les pays voisins, attiré tour à tour par de multiples régions, la pratique du paysage devenant le corollaire rigoureux de sa pratique du voyage. S’il est des attachements évidents, l’Italie, la forêt de Fontainebleau et les vallées de la Seine, certains semblent plus silencieux si ce n’est tus. A l’instar du musée Rath de Genève qui dédia en 2010 une exposition à «  Corot et la Suisse  », c’est à l’un de ces derniers que s’intéresse le musée de la Chartreuse de Douai avec «  Corot dans la lumière du Nord  ». Alors que le Nord de la France est le territoire de prédilection du dernier tiers de la vie du peintre jamais encore une exposition n’en avait proposé l’étude. Aujourd’hui près de 130 peintures, dessins, clichés-verre et documents d’archives, dont de nombreux prêts provenant de collections publiques françaises et étrangères et de collections privées, lui sont spécifiquement dédiés, et, pour certains, présentés pour la première fois au public. Les commissaires de l’exposition, Marie-Paule Botte, directrice des publics et de la communication du musée, Gérard de Wallens et Nathalie Michel-Szelechowska, spécialistes de Corot, les ont réunis en un parcours thématique de 6 sections et en une muséographie très sobre aux tons sourds. L’analyse est exhaustive et parfaitement construite, le parcours, comme le catalogue, d’une grande rigueur scientifique.

JPEG - 61.9 ko
1. Camille Corot (1796-1875)
Petit étang avec un berger au pied de trois grands
arbres
dit aussi Le Petit Marais, 1846
Huile sur toile - 39,6 x 34,2 cm
Collection particulière
Photo : D.R.

La séquence introductive s’intéresse à «  Corot et la famille Dutilleux  », autrement dit à la raison de l’attachement pérenne de Corot à la région. Car la topographie seule ne saurait…

Pour avoir accès à ce contenu, vous devez vous abonner à La Tribune de l’Art. Les avantages et les conditions de cet abonnement, qui vous permettra par ailleurs de soutenir La Tribune de l’Art, sont décrits sur la page d’abonnement.

Si vous êtes déjà abonné, connectez-vous à l’aide de ce formulaire :





imprimer Imprimer cet article

Article précédent dans Expositions : 1925 quand l’Art déco séduit le monde

Article suivant dans Expositions : François-André Vincent, 1746-1816, un peintre entre Fragonard et David