Contes d’hiver. Représentations de l’hiver dans l’art européen de Bruegel à Beuys. Contenu abonnés


Wintermärchen. Winter-Darstellungen in der europaïschen Kunst von Bruegel bis Beuys

Vienne, Kunsthistorisches Museum, du 18 octobre 2011 au 8 janvier 2012.
Zurich, Kunsthaus, du 10 février au 29 avril 2012.

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1. Pieter Bruegel l’ancien (vers 1525-1569)
Chasseurs dans la neige, 1565
Huile sur bois - 117 x 162 cm
Vienne, Kunsthistorisches Museum
Photo : Vienne, Kunsthistorisches Museum
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Qu’attendre d’une exposition thématique sauf lorsqu’elle a un projet bien structuré et un accrochage raisonné ? Lorsque c’est le cas, cela donne des manifestations remarquables (songeons, pour s’en tenir à deux récentes expositions, à celle de Jean Clair et Robert Badinter à Orsay, Crime et Châtiment, ou à celle d’Alain Tapié à Lille, Portraits de la pensée, voir l’article). Sinon c’est un absolu non-sens, sans aucune pertinence, à l’image de ce que fut le Picasso et les Maîtres d’Anne Baldassari (voir l’article). Il est à craindre que ces Contes d’hiver n’entrent dans la seconde catégorie, agrégat d’œuvres dont, quelle qu’en soit la qualité – et bien évidemment, l’institution qu’est le Kunsthistorisches Museum viennois (KHM) a pu bénéficier des prêts des plus grands musées du monde –, le rassemblement ne semble pas s’imposer. Car, qu’a voulu nous montrer le commissaire de ces « représentations de l’hiver dans l’art européen », Ronald de Leeuw, par ailleurs Directeur du Rijksmuseum ? Qu’il fait froid en hiver, que la neige tombe, qu’en temps de guerre c’est l’horreur et que la misère y est plus lourde qu’en d’autres saisons ! Fallait-il, pour cela convoquer Bruegel et ses célèbres Chasseurs dans la neige (ill. 1) qui sont ici chez eux, mais aussi, parmi les plus connus, Arcimboldo (tout aussi dans ses murs), Teniers, Jordaens, Averkamp, Ruysdael, Van Ostade, Joshua Reynolds, Goya, David, Turner, Delaroche, Friedrich, Millet, Courbet et la cohorte (para)impressionniste, Sisley, Pissarro, Monet, Van Gogh… jusqu’à Segantini, Lovis Corinth ou Munch ? Mais ne cédons pas à notre tour au vertige de la liste et cherchons quelques points qui auraient pu faire l’objet d’un traitement raisonné au lieu d’offrir une présentation chronologique par grandes aires géographiques ou d’écoles (les Flamands, les Hollandais, le Baroque français, italien et anglais, le Réalisme, l’Impressionnisme et le Post-impressionnisme, le Symbolisme) qu’achève une conclusion fourre-tout : l’Art du Temps présent !

Et commençons d’abord par ce qui apparaît comme une évidence mais qui n’est absolument pas abordé : il y a dans ces représentations trois grands types d’œuvres selon leur sujet. Les unes sont des paysages (avec ou sans personnages), d’autres sont des scènes d’intérieur évoquant l’hiver, les dernières sont des représentations picturalement rhétoriques, empruntant à cette discipline toutes les figures, du symbole à la métonymie, de l’allégorie pure à l’allégorie voilée.


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2. Pierre-Paul Rubens (1577-1640)
Le Rapt d’Orithye par Borée, 1615
Huile sur bois - 146 x 140 cm
Vienne, Gemäldegalerie der Akademie
der bildenden Künste Wien
Photo : Vienne, Gemäldegalerie der Akademie
der bildenden Künste Wien
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3. Hendrick Bloemaert (1601-1672)

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