Conférences de l’Académie royale de Peinture et de Sculpture (t. 1, vol. 1 et 2) Contenu abonnés


jpg-couverture_conferences-jpgL’accès aux sources est essentiel pour l’histoire de l’art. La recherche en archives est longue, complexe parfois en raison des difficultés à déchiffrer les écritures anciennes. La publication exhaustive et critique des Conférences données par les peintre de l’Académie royale de Peinture et de Sculpture est donc une entreprise fondamentale, d’une utilité évidente car elle permet aux chercheurs de disposer d’informations jusqu’ici incomplètes ou difficiles d’accès. Elle est aussi l’occasion de remettre en cause bien des certitudes.
Contrairement à une opinion largement répandue, l’Académie n’a jamais imposé aux peintres une doctrine officielle. Bien au contraire, les débats qui avaient lieu en son sein montrent des positions extrêmement variées et contradictoires.

Dans son introduction, Thomas W. Gaehtgens rappelle ainsi que deux préceptes qui paraissent essentiels, la prédominance de l’Antique et la hiérarchie des genres, sont défendus de manière beaucoup moins stricte qu’on ne le pense par cette institution. Cette hiérarchie existe, bien sûr, mais elle n’est pas imposée par l’Académie, qui recevait en son seing tous les bons peintres qui le souhaitaient, quel que soit le genre qu’ils pratiquent. Il ne faut pas confondre en effet la position de Félibien, qui rejoint certainement celle de nombreux peintres, avec une doctrine officielle.

Une connaissance insuffisante des Conférences à travers celles qui furent publiées, très partiellement, par Félibien d’abord, puis par Henry Testelin est en grande partie la raison de ces interprétations fautives. Les remettre en cause de manière argumentée n’est pas le moindre intérêt de ces volumes. Ils obligent à revoir largement nos opinions sur le contexte qui présidait à la création artistique des XVIIe et XVIIIe siècles. Comme le rappelle également Thomas W. Gaehtgens, l’histoire de l’art au XIXe siècle pouvait trouver avantage à discréditer l’Académie. Les Goncourt le faisaient pour réhabiliter la peinture rococo…

Pour avoir accès à ce contenu, vous devez vous abonner à La Tribune de l’Art. Les avantages et les conditions de cet abonnement, qui vous permettra par ailleurs de soutenir La Tribune de l’Art, sont décrits sur la page d’abonnement.

Si vous êtes déjà abonné, connectez-vous à l’aide de ce formulaire :





imprimer Imprimer cet article

Article précédent dans Publications : Les châteaux néogothiques en Anjou

Article suivant dans Publications : Henry de Groux 1866-1930, Journal