Château d’Hauteville : tout doit disparaître Contenu abonnés


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1. Château d’Hauteville
Vue de la façade
Photo : Beatrice Lovis

10/9/15 - Patrimoine - Saint-Légier, Château d’Hauteville - La vente d’Hauteville aura bien lieu. Cette fois, on liquide. Malgré l’émoi provoqué par la mise aux enchères à Londres, en 2014, d’œuvres majeures issues de cette demeure vaudoise (voir l’article), une autre vacation est prévue à l’hôtel des ventes de Genève demain et après-demain, 11 et 12 septembre (ill. 1). Mobilier, argenterie, porcelaine, peintures, estampes, livres, costumes, instruments scientifiques, archéologie... Même les lustres et les vases en bronze du jardin sont étiquetés (ill. 2) : tout doit disparaître. 1600 lots environ seront ainsi proposés, sans prix de réserve pour beaucoup : allez, on écoule. Peut-être les musées arriveront-ils à grappiller de-ci-delà.

Rappelons ce fait exceptionnel : le château est resté entre les mains d’une même famille depuis sa (re)construction dans les années 1760. Les collections accumulées au fil des siècles font donc partie intégrante du lieu, elles appartiennent à son histoire, à celle de la famille, à celle de la région. L’argument est assez étrange, selon lequel il ne s’agit pas vraiment de collections, mais d’objets achetés pour être utilisés... Les pièces de mobilier ou de vaisselle sont par définition des objets usuels, ce qui n’a jamais empêché les artisans de fabriquer des chefs-d’œuvre.

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2. Château d’Hauteville
Vase, fin XIXe siècle
Panse ornée de mascarons
Fonte - 65 cm
Photo : Béatrice Lovis

Les objets mis à l’encan ces prochains jours (ill. 3 à 5) sont considérés comme moins importants que ceux qui furent proposés à Londres l’année dernière. Certes, leur valeur marchande est moins élevée. Qu’en est-il de leur valeur patrimoniale ? Elle est bien réelle et d’autant plus grande quand les objets restent groupés. Mais le Canton de Vaud ne semble pas en avoir conscience.
Parmi les pièces d’argenterie, certaines témoignent du rayonnement de Lausanne au XVIIIe siècle,…

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