Caravaggio y la pintura realista europea. De Herrera à Velásquez. El primer naturalismo en Sevilla Contenu abonnés


Barcelone, Museu Nacional d’Art de Catalunya. 8 octobre 2005 au 15 janvier 2006

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1. Cecco da Caravaggio
Femme avec une colombe
Huile sur toile - 66 x 47 cm
Madrid, Musée du Prado
Photo : Museo Nacional del Prado
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Entre la dernière décennie du XVIe siècle et la première du XVIIe, Caravage a révolutionné la peinture. Niant totalement les apports classiques de la Renaissance (place de l’homme dans un espace perspectif, beauté idéale à l’antique, paysages clairs) et du maniérisme (recherche de style, sophistication, iconographie élaborée), il impose, à l’aide d’un clair-obscur fortement contrasté, une peinture réaliste, directe, et des compositions réduites à l’essentiel. C’est à cet artiste et à la diffusion de son influence, que cette exposition est consacrée. A cette occasion, le Museu Nacional d’Art de Catalunya (MNAC) a mis en valeur la plupart des tableaux caravagesques qu’il conserve, et d’autres collections espagnoles ont été sollicitées, notamment le Prado, mais aussi celles de Valencia, de Bilbao ou des Patrimonios. Plusieurs institutions italiennes ont prêté, principalement le musée de Capodimonte à Naples et la fondation Longhi de Florence. Un nombre important de tableaux ont été demandés à des collections privées espagnoles et italiennes1


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2. Tanzio da Varallo (1575 ou 1580 - 1632/1633)
Saint Jérôme
Huile sur toile - 90 x 115,1 cm
Collection Koelliker
Photo : Paolo Manusardi
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Neuf toiles du Caravage sont accrochées dans les deux premières salles, qui permettent de planter le décor plutôt que d’évoquer la complexité de sa carrière. On y compte les quatre conservées en Espagne2 ainsi que la Flagellation du Christ de Naples, le Martyre de Sainte Catherine (Naples, banca Intensa), L’Arracheur de dents (Florence, Pitti) et les deux Ecce Homo, de Gênes et celui d’une collection privée, récemment redécouvert3. La troisième salle est dédiée aux suiveurs du premier cercle, liés à l’Espagne : Borgianni, qui s’y est rendu à deux reprises, Saraceni, Orazio et Artemisa Gentileschi4. Le mur consacré au partage de l’œuvre de Cecco da Caravaggio entre Boneri (Musicien d’Athènes) et Nunez del Valle (Sainte Marguerite du Prado) est passionnant : il est quasiment impossible de savoir auquel des deux revient une magnifique Femme avec une colombe de petit format (ill. 1).


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3. Juan Bautista Maíno (1581-1649)
Les larmes de saint Pierre
Huile sur toile - 141 x 109 cm
Collection particulière
Photo : D. R.
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Sont ensuite évoquées les écoles napolitaine (Stanzione du MNAC, Caracciolo, Cavallino) génoise et lombarde (Daniele Crespi, Tanzio da Varallo5, ill. 2) ainsi que Guerchin. La nature morte n’est représentée que par des œuvres espagnoles avec la formidable série du MNAC : deux bodegones de Francisco de Zurbarán et deux par Juan de Zurbarán (auxquels s’ajoute la Nature morte d’orfèvreries de la collection Massaveu à Oviedo, seule peinture qui nous soit parvenue de Juan Bautista Espinosa). Au cœur du parcours, un espace est réservé aux tableaux religieux et…

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