Au Salon ! Louis-Marie Baader 1828-1920 Contenu abonnés


Musée de Morlaix, du 15 juin au 30 septembre 2013.

JPEG - 55 ko
1. Louis-Marie Baader (1828-1920)
Les Remords, 1875
(non présenté dans l’exposition de Morlaix)
Huile sur toile - 376 x 295 cm
Paris, Musée d’Orsay
Photo : RMN-GP/H. Lewandowski
Voir l'image dans sa page

Pierre Prins, Ludovic Lepic (article à venir), Georges Rochegrosse… Les peintres français méconnus de la seconde moitié du XIXe siècle, qu’ils soient proches des Impressionnistes ou plus académiques, sont à l’honneur dans de nombreux musées de province cet été. Et ces redécouvertes sont toujours passionnantes.
A Morlaix, c’est un autre petit maître qui est aujourd’hui exposé : Louis-Marie Baader. Le projet s’est monté rapidement, en un peu plus d’un an, après l’arrivée à la tête du musée d’une nouvelle (jeune) directrice, Cyrielle Durox. L’artiste, d’origine allemande mais né à Lannion en Bretagne où ses parents avaient émigré, vécut tout jeune à Morlaix avant de partir faire une carrière parisienne. Le musée conserve onze tableaux et un pastel. Cette rétrospective permet ainsi de publier le premier ouvrage jamais consacré à ce peintre.

Si certains tableaux n’ont pas de notices dans le catalogue, d’autres, qui ne sont pas présentés dans l’exposition, en bénéficient. C’est le cas d’un de ses chefs-d’œuvre, conservé à Orsay, et qui n’a pas été demandé en raison de sa taille et de la restauration (mineure) dont il semble avoir besoin (ill. 1) ; il est évoqué sur les murs par une reproduction photographique ancienne. Sauf erreur de notre part, cette toile n’a jamais été montrée sur les cimaises du musée parisien, ce qui est dommage car elle pourrait compléter de manière utile la récente dation de cinq Bouguereau : non content de reprendre un sujet déjà traité par celui-ci (Les Remords d’Oreste) Baader est ici singulièrement proche de son style et fait preuve d’un talent comparable1.
Comment expliquer, en voyant un tel tableau, la carrière en demi-teinte de cet artiste qui resta toujours dans l’ombre de ses confrères ? Il voulut être peintre d’histoire à une époque…

Pour avoir accès à ce contenu, vous devez vous abonner à La Tribune de l’Art. Les avantages et les conditions de cet abonnement, qui vous permettra par ailleurs de soutenir La Tribune de l’Art, sont décrits sur la page d’abonnement.

Si vous êtes déjà abonné, connectez-vous à l’aide de ce formulaire :





imprimer Imprimer cet article

Article précédent dans Expositions : Georges-Antoine Rochegrosse, les fastes de la décadence

Article suivant dans Expositions : Vues d’en haut