Après dix ans de travaux, le Rijksmuseum rouvre au public Contenu abonnés


Après dix ans de fermeture, un délai dû à de multiples retards de chantier, le Rijksmuseum (ill. 1) a enfin rouvert ses portes au public le 13 avril. La réussite, heureusement, est au rendez-vous. On pouvait avoir des craintes en apprenant que Wilmotte était chargé de la muséographie. Cet architecte est en effet très inégal, capable du pire comme du meilleur. Pour le Rijksmuseum, la balance penche plutôt vers le deuxième terme de l’alternative, même si l’on ne peut tout à fait l’exempter d’au moins un reproche : son goût pour le gris. Si une telle couleur met parfois bien les œuvres en valeur, son utilisation systématique (avec néanmoins des variantes entre le gris-bleu et le gris-vert) dans tout le bâtiment finit par lasser. Heureusement, les couleurs des murs peuvent être changées. Car la muséographie en elle-même, plus pérenne, nous semble parfaitement réussie. Quant à l’aménagement du hall d’accueil, qui se déploie sous deux cours intérieures couvertes de verrières (les architectes du bâtiment, hors muséographie, sont Antonio Cruz et Antonio Ortiz), il aurait gagné à être plus sobre (ill. 2).


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1. Rijksmuseum
Photo : Didier Rykner
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2. Hall d’entrée (atrium)
Rijksmuseum
Photo : Didier Rykner
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Contrairement à ce qui existait avant la fermeture et à ce que l’on trouve dans beaucoup de grands musées (au premier rang desquels le Louvre), il n’y a pas de séparation par technique, ni réellement par écoles. Ici, tout est mélangé, les peintures côtoient les objets d’art, les sculptures se confrontent aux armes ou aux canons... A l’exception d’une partie du premier étage où sont exposés les chefs-d’œuvre du Siècle d’Or - nous y reviendrons - les salles sont organisées thématiquement.
Cet accrochage, finalement peu banal pour un grand musée de beaux-arts, fonctionne plutôt bien.
Le bâtiment, en forme de rectangle dont les deux grands côtés sont reliés par une grande galerie centrale, a laissé, après de nombreuses…

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