Appel au mécénat pour la restauration des tableaux de la Galerie des Batailles du château de Richelieu


1. Ecole française du XVIIe siècle
La Levée du Siège de l’île de Ré (avant restauration)
Huile sur toile - 382,2 x 262,5 cm
Versailles, Musée national du Château
Futur dépôt au Musée Municipal de Richelieu
Photo : Château de Versailles

19/1/10 – Appel au mécénat – Tours, Orléans, Richelieu - Du 11 mars au 12 juin de l’année prochaine, les Musées des Beaux-Arts de Tours et d’Orléans et le Musée Municipal de Richelieu s’associeront pour organiser une grande exposition consacrée au Château de Richelieu aujourd’hui détruit. Celui-ci possédait une Galerie des Batailles longue d’environ 70 mètres et large de 10, qui montrait sur ses murs une suite de vingt tableaux représentant douze sièges de ville et huit scènes de combat. Leur ou plutôt leurs auteurs ne sont pas connus avec précision et il faut espérer que l’exposition permette de répondre à cette question. Il est certain que plusieurs peintres participèrent à ce chantier, une même composition pouvant trahir des mains différentes pour les paysages et pour les personnages, selon une pratique courante à l’époque.

Douze de ces toiles de grand format subsistent encore conservées au château de Versailles, essentiellement dans les réserves. A l’occasion de l’exposition, ces œuvres seront montrées dans leur intégralité, six à Richelieu et six à Orléans, avant d’être déposées à long terme dans les musées organisateurs. Six, reconstituant trois travées resteront donc présentées à Richelieu tandis que trois toiles entreront au Musée des Beaux-Arts de Tours et trois autres à celui d’Orléans1.


2. Ecole française du XVIIe siècle
La Paix de Nîmes (avant restauration)
Huile sur toile - 327 x 262 cm
Versailles, Musée national du Château
Futur dépôt au Musée Municipal de Richelieu
Photo : Château de Versailles

3. Ecole française du XVIIe siècle
La Soumission de Montauban (avant restauration)
Huile sur toile - 323 x 241,5 cm
Versailles, Musée national du Château
Futur dépôt au Musée Municipal de Richelieu
Photo : Château de Versailles


Neuf de ces toiles nécessitent cependant, avant l’exposition, une restauration fondamentale en raison de leur mauvais état. Ces interventions, compte tenu de la taille des œuvres (environ 330 x 260 cm), se montent à un total d’environ 300 000 €, somme considérable que les musées dépositaires souhaitent pouvoir en grande partie réunir grâce au mécénat. Ils viennent donc de lancer une souscription s’adressant aussi bien aux entreprises qu’aux particuliers. La Fondation du Crédit Agricole, via deux de ses caisses régionales (Touraine-Poitou et Centre-Loire), a déjà décidé de prendre en charge la restauration de trois de ces tableaux2

Les neuf toiles à restaurer sont donc (nous indiquons à chaque fois le montant de la restauration) :

- La Levée du Siège de l’île de Ré (ill. 1 ; 52 982,80 €), La Paix de Nîmes (ill. 2 ; 44 401,50 €) et La Soumission de Montauban (ill. 3 ; 39 067,34 €) qui seront déposées au Musée Municipal de Richelieu.

4. Ecole française du XVIIe siècle
Le Combat du Pas de Suse (avant restauration)
Huile sur toile - 327 x 262,5 cm
Versailles, Musée national du Château
Futur dépôt au Musée des Beaux-Arts de Tours
Photo : Château de Versailles

5. Ecole française du XVIIe siècle
La Capitulation de Privas (avant restauration)
Huile sur toile - 327 x 262,5 cm
Versailles, Musée national du Château
Futur dépôt au Musée des Beaux-Arts de Tours
Photo : Château de Versailles


- Le Combat du Pas de Suse (ill. 4 ; 45 238,70 €), La Capitulation de Privas (ill. 5 ; 39 956,40 €) et La Prise de Pignerol (ill. 6 ; 44 383,56 €) qui seront présentés pendant l’exposition à Orléans et ensuite déposés à Tours

6. Ecole française du XVIIe siècle
La Prise de Pignerol (avant restauration)
Huile sur toile - 326,5 x 262 cm
Versailles, Musée national du Château
Futur dépôt au Musée des Beaux-Arts de Tours
Photo : Château de Versailles

7. Ecole française du XVIIe siècle
Le Combat du pont de Carignano (avant restauration)
Huile sur toile - 326,5 x 262 cm
Versailles, Musée national du Château
Futur dépôt au Musée des Beaux-Arts d’Orléans
Photo : Château de Versailles


- Le Combat du pont de Carignano (ill. 7 ; 34 576,36 €), La Levée du siège de Casal (ill. 8 ; 35 581 €) et Le Combat de Castelnaudary (ill. 9 ; 44 551 €) qui resteront à Orléans après l’exposition.

7. Ecole française du XVIIe siècle
La Levée du siège de Casal (avant restauration)
Huile sur toile - 326 x 261 cm
Versailles, Musée national du Château
Futur dépôt au Musée des Beaux-Arts d’Orléans
Photo : Château de Versailles

9. Ecole française du XVIIe siècle
Le Combat de Castelnaudary (avant restauration)
Huile sur toile - 325,5 x 237,3 cm
Versailles, Musée national du Château
Futur dépôt au Musée des Beaux-Arts d’Orléans
Photo : Château de Versailles


Les trois dernières œuvres encore conservées (ill. 10, 11 et 12) ne nécessitent pas de restauration car elles étaient exposées dans les salles historiques du château de Versailles. Elles seront également déposées à Richelieu.

10. Ecole française du XVIIe siècle
Le Siège de la Rochelle
Huile sur toile - 323 x 258 cm
Versailles, Musée national du Château
Futur dépôt au Musée Municipal de Richelieu
Photo : Château de Versailles

11. Ecole française du XVIIe siècle
La Prise de Corbie
Huile sur toile
Versailles, Musée national du Château
Futur dépôt au Musée Municipal de Richelieu
Photo : Château de Versailles


Rappelons que les dons pour le mécénat donnent droit à une réduction d’impôts : pour les particuliers, 66% dans la limite de 20% du revenu imposable et 75% pour l’ISF dans la limite de 50 000 € ; pour les entreprises 60% dans la limite de 5‰ du chiffre d’affaires hors taxes.
Vous pouvez télécharger ici le bon de souscription. Il sera possible de payer en ligne sur le site de la Fondation du Patrimoine à partir du 1er février.

12. Ecole française du XVIIe siècle
La Bataille d’Avein (avant restauration)
Huile sur toile
Versailles, Musée national du Château
Futur dépôt au Musée Municipal de Richelieu
Photo : Château de Versailles



Didier Rykner, mardi 19 janvier 2010


Notes

1. Il était impossible, faute de place, de montrer l’ensemble dans un seul musée. Il faut souhaiter cependant que la présentation permanente de ces œuvres, d’un grand intérêt historique mais aux qualités esthétiques inégales, n’implique pas la mise en réserves de tableaux plus importants. Philippe Le Leyzour nous a indiqué vouloir aménager après l’exposition une salle dédiée au château de Richelieu, soulignant qu’aucune œuvre ne sera rentrée en réserve, un accrochage plus serré devant permettre d’accrocher les trois scènes.

2. La Caisse Régionale de Centre-Loire financera celle d’une toile pour Orléans et celle de Touraine-Poitou de deux toiles, une pour Richelieu et une pour Tours.


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