Andrea Palladio e la Villa veneta. Da Petrarca a Carlo Scarpa Contenu abonnés


Vicence, Centro Internazionale di Studi di Archittettura Andrea Palladio – Museo Palladio (Palazzo Barbaran da Porto). L’exposition a eu lieu du 5 mars au 3 juillet 2005. Commissaires : Howard Burns et Guido Beltramini

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1. Anonyme
Villa Vescovi, 1535-1542 ?
Luvigliano
Photo : Service de presse
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Logée dans les salles du palais palladien Barbaran da Porto, l’exposition qui s’est achevée en juillet, ambitieuse sans pour autant être démesurée, proposait d’analyser le phénomène défini par Michelangelo Muraro dans sa monographie homonyme sous le nom de « Civilisation des villas ». Les limites chronologiques évoquées par le titre « Da … a … » étaient ainsi dépassées : les onze sections qui la composaient abordant les « origines » romaines puis toscanes de la villégiature pour ensuite traiter le problème vénitien. Carlo Scarpa en revanche était à peine suggéré au travers de trois projets, en clôture.
En marge, une série de villas était ouverte aux visiteurs de l’exposition, de la maison de Pétrarque à Arquà di Petrarca, dans l’arrière-pays padouan, en passant par la splendide Villa dei Vescovi (ill. 1) à Luvigliano (toute proche de la précédente) et décorée par Lambert Sustris, les villas palladiennes de Caldogno, Poiana, Fanzolo ou Fratta Polesine, etc… jusqu’au site grandiose de la Villa Pisani à Strà et au complexe Brion de Scarpa. Vicence est par ailleurs riche d’édifices projetés par Palladio ; pour l’occasion, un billet unique permettait d’accéder également au Théâtre Olympique et au Palais Chiericati, siège du très riche Musée des Beaux-Arts de la ville.

Revenons à l’exposition. En ouverture, une série de traités agraires tel les De Rustica de Caton ou de Virgile illustraient non seulement l’attrait des romains pour la campagne – perçue aussi bien comme lieu de villégiature que comme ressource économique – que l’intérêt des Vénitiens (les deux éditions sont publiées à Venise, respectivement en 1514 et 1597) pour les préceptes hérités de l’Antiquité. Dans cette même logique comparative entre le monde des romains et celui des Vénitiens des temps modernes, la mosaïque (Musée Archéologique National de Venise) représentant un Paysage marin pourrait préfigurer la célèbre Chasse dans la lagune de Carpaccio (partie supérieure et taillée du panneau intitulé Deux dames, Musée Correr). Dans chacun des cas, on note cette opposition significative entre un espace d’otium et un espace de vacatio, un binôme caractéristique de la culture des villas.
La « culture de la villa » en Italie semble tout d’abord s’épanouir en Toscane, comme le suggèrait l’exposition, et – plus en rapport avec l’aire géographique traitée par l’exposition – à Ferrare ou en Lombardie. Un grand dessin, daté de la fin du XVIe siècle, montrait à ce sujet ce que devait être la Villa de Belriguardo, le vaste complexe des Este, construit durant la première moitié du XVe siècle dans les environs de Ferrare. Y transparaissent déjà les héritages vitruviens : la maison grecque telle qu’elle était décrite dans son traité d’architecture reprend vie dans une campagne fort différente ; elle devient même un lieu privilégié d’expériences en matière de jardin à la fin du XVe siècle… Ces jardins…

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