Ajaccio et Bastia : les musées de Corse font peau neuve Contenu abonnés


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1. Palais Fesch
Musée des Beaux-Arts d’Ajaccio
Photo : Didier Rykner
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Ceux qui connaissent le Musée Fesch - rebaptisé Palais Fesch-Musée des Beaux-Arts d’Ajaccio (ill. 1), savent déjà que sa collection est l’une des plus importantes de France, inégalée pour la peinture italienne en dehors de celle du Louvre. Les travaux qui viennent d’avoir lieu dans ce musée ont coûté 7 millions d’euros financés par des fonds européens, l’Etat français, la Communauté Territoriale de Corse, le Conseil Général de Corse-du-Sud et la ville d’Ajaccio ; ils ont duré à peine plus de deux ans. Des réserves aux normes les plus modernes ont été créées sous la cour du palais, le bâtiment a été réaménagé, et l’air climatisé installé. Un gros travail sur les collections a été effectué, qui a permis la redécouverte de nombreux tableaux majeurs jusqu’ici inédits, et une grande campagne de restauration a été menée pour un total de 456 000 €1. Ce chantier aboutit aujourd’hui à la réouverture d’un établissement qui prend définitivement rang parmi les premiers musées français.


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2. Sandro Botticelli (1445-1510)
Vierge à l’enfant soutenu par un ange
sous une guirlande

Tempera sur bois - 115,2 x 70 cm
Ajaccio, Palais Fesch-Musée des Beaux-Arts
Photo : Musée d’Ajaccio
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3. Mattia Preti (1613-1699)
Sainte Véronique
Huile sur toile - 92 x 72 cm
Ajaccio, Palais Fesch-Musée des Beaux-Arts
Photo : Didier Rykner
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On sait que le cardinal Fesch, l’oncle de Napoléon, avait réuni avec pas moins de 16 000 tableaux sans doute la collection la plus importante de tous les temps. A la quantité, s’ajoutait également la qualité puisqu’il possédait par exemple le Saint Jérôme de Léonard de Vinci aujourd’hui au Vatican, La Crucifixion de Raphaël conservée à la National Gallery de Londres ou encore La Danse de la Vie Humaine par Poussin visible de nos jours à la Wallace Collection. A sa mort, Joseph Bonaparte, comte de Survilliers, contesta le legs qu’il avait fait au bénéfice d’Ajaccio d’une partie de sa collection. La ville négocia alors avec Joseph et obtint tout de même une donation de plus de 800 tableaux, des objets d’art, la bibliothèque du cardinal (sans les gravures) et divers autres objets mobiliers. Environ 300 tableaux furent également cédés à d’autres communes corses, dont une centaine à Bastia.
Cette donation, appelée désormais « donation Survilliers », était constituée essentiellement des œuvres considérées à l’époque comme les moins précieuses, soit un grand nombre de primitifs et des peintures baroques des XVIIe et XVIIIe siècle. Le musée conserve ainsi de nombreux petits maîtres souvent de grande qualité et passionnants à étudier, mais aussi des tableaux dus à de grands noms, parfois mal attribués au XIXe siècle et depuis réhabilités par la critique. Des dépôts ont également complété le fonds d’origine. On trouve ainsi à Ajaccio des œuvres de Sandro Botticelli (ill. 2), Pérugin, Cosmè Tura, Bernardino…

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