
1. Ary Scheffer (1795-1858)
Portrait de la reine Marie-Amélie en deuil, 1857
Huile sur toile - 120 x 98 cm
Paris, Musée de la Vie Romantique
Photo : Musée de la Vie Romantique
1/12/09– Acquisitions – Paris, Musée de la Vie Romantique – Toujours aussi actif, le Musée de la Vie Romantique acquiert environ une œuvre importante tous les ans. Il bénéficie également de dons et ceux de l’année écoulée ont été particulièrement nombreux et d’un grand intérêt.
L’enrichissement majeur est un tableau d’Ary Scheffer que les habitués du 16, rue Chaptal connaissent bien, puisqu’il lui était prêté depuis l’an 2000 par les héritiers du Prince Sébastien Lubomirsky. Il s’agit d’une seconde version, inachevée, d’un portrait de l’ancienne reine des Français que Scheffer peignit en 1857 en Angleterre où celle-ci était exilée. Marie-Amélie porte le deuil de Louis-Philippe décédé sept ans plus tôt. Ary Scheffer ne termina jamais cette œuvre (la première version, légèrement plus grande, est conservée à Chantilly1) et mourut l’année suivante d’une crise cardiaque alors qu’il rentrait à peine de son séjour Outre-Manche. Le tableau, offert par Marie-Amélie à son dernier fils Antoine d’Orléans, duc de Montpensier, était demeuré chez ses descendants.
L’acquisition de ce beau portrait rendait inutile la conservation au Musée de la Vie Romantique d’une copie, probablement réalisée après la mort de Scheffer par un de ses élèves, qui avait été achetée le 14 décembre 1996 à la vente chez Sotheby’s Monaco des biens du Comte et de la Comtesse de Paris provenant de la Quinta do Anjinho a Sintra. Fort intelligemment, cette dernière œuvre a été déposée au Musée Louis-Philippe à Eu.

2. Charles-Octave Blanchard (1814-1842)
Portrait de Charles Gounod, 1841
Huile sur toile - 29 x 22,5 cm
Paris, Musée de la Vie Romantique
Photo : Musée de la Vie Romantique

3. Charles-Octave Blanchard (1814-1842)
Autoportrait, 1841
Huile sur toile - 29 x 22,5 cm
Paris, Musée de la Vie Romantique
Photo : Musée de la Vie Romantique
Les Amis du Musée ont acheté une paire de tableaux de Charles-Octave Blanchard. Disparu précocement en 1842, l’artiste, élève de Léon Cogniet, avait remporté un second Premier Grand Prix de Rome en 1836 qui lui valut néanmoins d’accéder à la Villa Médicis en raison de l’absence de lauréat l’année précédente. Les deux œuvres en pendant représentent respectivement Charles Gounod et Octave Blanchard lui-même. Gounod, vainqueur du Premier Grand Prix de composition musicale en 1839 fit connaissance de Blanchard à Rome. Les peintres avaient coutume, pendant leur séjour à l’Académie de France, de portraiturer leurs coreligionnaires et beaucoup de ces figures sont encore aujourd’hui conservées à la Villa Médicis. Ces deux portraits, situés à Rome et datés de 1841, furent peints peu avant le retour et la mort de l’artiste à Paris. Ils sont dédicacés à l’architecte Hector Lefuel, également Grand Prix de Rome en 1839 et ami commun du peintre et du musicien. Ils étaient conservés encore récemment chez les descendants de Lefuel et ont été présentés à la dernière Foire de Maastricht où les Amis du Musée les ont achetées auprès de la galerie munichoise Daxer & Marschall.

4. Camille Roqueplan (1803-1855)
Les Puritains d’Ecosse
Huile sur toile - 81,3 x 65 cm
Paris, Musée de la Vie Romantique
Photo : Musée de la Vie Romantique
La galerie Chantal Kiener a offert au musée un tableau de Camille Roqueplan représentant Les Puritains d’Ecosse d’après Walter Scott ou d’après l’Opéra qu’en tira Vincenzo Bellini en 1835 (ill. 4). Cette toile vient enrichir le fonds d’œuvres de petits maîtres romantiques autour de Scheffer que la Société des Amis avait déjà enrichi en 2007 et 2008 en donnant deux tableaux. Le premier, peint par Charles Durupt2 représente Manfred et l’Esprit d’après Lord Byron (ill. 5) ; on y voit l’apparition à Manfred du septième esprit, sous la forme d’une belle jeune femme. Le second, de François-Hippolyte Debon3, Un Justicier (ill. 6), fut exposé au Salon de 1835. L’œuvre, comme le précise une inscription autographe au dos de la toile, est un autoportrait de l’artiste, travesti en bourreau.

5. Charles Durupt (1804-1833)
Manfred et l’Esprit, 1831
Huile sur toile - 60,7 x 50 cm
Paris, Musée de la Vie Romantique
Photo : Musée de la Vie Romantique

6. François-Hippolyte Debon (1807-1872)
Un Justicier, 1835
Huile sur toile - 92,3 x 73 cm
Paris, Musée de la Vie Romantique
Photo : Musée de la Vie Romantique
On complètera cette revue par le legs, en 2009, par Fernande Goldschmidt, d’un médaillon en plâtre du Comte Emilien de Nieuwerkerke, représentant le profil d’une jeune fille (ill. 7) et le don (2009 également) par Gérard Héluin d’une aquarelle anonyme représentant sous un forme caricaturale un amateur d’opéra portant en haut à gauche l’inscription Brava Brava (ill. 8).

7. Emilien de Nieuwerkerke (1811-1892)
Profil de jeune fille, 1838
Plâtre - Diamètre : 16 cm
Paris, Musée de la Vie Romantique
Photo : Musée de la Vie Romantique

8. France, vers 1840
Brava Brava, l’amateur d’opéra
Encre de Chine, aquarelle et rehauts
de gouache d’or sur papier - 24 x 14,5 cm
Paris, Musée de la Vie Romantique
Photo : Musée de la Vie Romantique
