25/5/04 – Acquisitions – Edimbourg, National Gallery of Scotland – Le musée d’Edimbourg a acquis, en 2003 et début 2004 plusieurs tableaux, privilégiant à son habitude les marchands américains et parisiens plutôt que ceux de Londres, ce qui semblerait pourtant plus logique. Sont ainsi entrés dans ses collections :
un Bernardo Strozzi (1581-1644), représentant une cuisinière plumant une oie (ill. 1)1. La composition est bien connue puisqu’elle reprend, avec seulement quelques variantes, l’un des plus fameux tableaux de l’artiste conservé au Palazzo Rosso à Gênes2. Les scènes de cuisines d’Aertsen et de Beuckellaer étaient nombreuses dans les collections nobiliaires de la République, et la cuisinière passe pour l’une des plus belles réussites de la symbiose Flandres-Gènes, Strozzi y insufflant au sujet réaliste sa fougue.
un tableau représentant Iris3 (ill. 2) par Guy Head (1762-1800), artiste anglais qui vivait en Italie où il vendait des copies de tableau bolonais, notamment de Guido Reni, aux touristes anglais du Grand Tour. Son style est à la croisée du néo-classicisme et d’un romantisme précoce. Le tableau d’Edimbourg, dont il existe plusieurs versions (notamment un grand format, à l’Académie de Saint-Luc à Rome, daté de 1793) n’est pas très éloigné, dans l’esprit, d’un tableau conservé au Detroit Institute of Art représentant Echo.

3. Anne-Louis Girodet-Trioson
Malvina pleurant la mort de son fiancé Oscar, 1820
Edimbourg, National Gallery of Scotland
une scène ossianesque, Malvina pleurant la mort de son Fiancé Oscar (ill. 3), par Anne Louis Girodet-Trioson4(1767-1824).
une étude de tête (ill. 4)5 par François-Joseph Navez identifiée par Denis Coekelberghs, à partir de l’inventaire des tableaux de Navez réalisé par lui-même et conservé à la Bibliothèque Royale de Bruxelles comme Une étude d’après Mademoiselle Luisa, chez M. Portaels, 1824, M. Portaels pouvant être identifié avec le peintre belge Jean-François Portaels6,
une Tête de cheval7 de Léon Bonnat (1833-1922), dont nous n’avons malheureusement pas de photo,
et enfin une Fuite en Egypte8 due au troisième et dernier peintre de la dynastie des Dubufe, Guillaume (1853-1909). Surtout connu par ses décors muraux (Comédie-Française, Palais de l’Elysée, Hôtel de Ville de Paris, Bibliothèque de la Sorbonne,..), il est également l’auteur de scènes religieuses à connotation symboliste comme celle acquise par Edimbourg.




