29/8/10 – Acquisitions – Vizille, Musée de la Révolution Françaises – Le Musée de la Révolution Française à Vizille pratique une double politique d’acquisition : des œuvres exécutées pendant la période révolutionnaire (voir brève du 5/8/10), et d’autres plus tardives présentant la vision de la Révolution Française au XIXe siècle.
Dans ce deuxième article sur trois consacrés aux acquisition de ce musée depuis 2007, nous parlerons de tableaux illustrant tardivement des épisodes de la Révolution.

1. Paul Delaroche (1797-1856)
Marie-Antoinette devant le tribunal, vers 1850
Huile sur panneau - 21,5 x 16,5 cm
Vizille, Musée de la Révolution Française
Photo : Musée de la Révolution Française

2. Paul Delaroche (1797-1856)
Marie-Antoinette devant le tribunal, 1851
Huile sur toile
Forbes Collection
Photo : Didier Rykner
En 2007, le musée a acheté auprès de la galerie Terradès à Paris une esquisse (ill. 1) pour la célèbre toile de Paul Delaroche, aujourd’hui conservée dans la Forbes Magazine Collection au château de Balleroy : Marie-Antoinette devant le tribunal (ill. 2). On y voit la reine, juste après sa condamnation à mort le 16 octobre 1793, sortant dignement du tribunal devant la foule. Dans le tableau définitif, celle-ci, silencieuse, semble impressionnée par le calme de la reine, alors que l’esquisse montre plusieurs spectateurs vociférant après elle.

3. Charles-Louis Müller (1815-1892)
Tête de l’huissier procédant à
l’appel des dernières victimes de la Terreur, vers 1850
Fusain et rehauts de craie
Vizille
Musée de la Révolution Française
Photo : Musée de la Révolution Française

4. Charles-Louis Müller (1815-1892)
L’appel des dernières victimes de la Terreur, 1850
Huile sur toile - 505 x 890 cm
Vizille, Musée de la Révolution Française
Photo : Musée de la Révolution Française
L’année suivante, un dessin de Charles-Louis Müller (ill. 3) a été donné par Max Moulin et Jacques Vilain. Cette feuille est une étude pour l’huissier procédant à l’appel des condamnés dans le grand tableau de l’artiste exposé au Salon de 1850 et déposé en 1992 par le Musée du château de Versailles à Vizille, L’appel des dernières victimes de la Terreur (ill. 4). Le musée de la Révolution Française conservait déjà un dessin préparatoire, mis au carreau, pour l’ensemble de la composition.

5. William Henry Fisk (1827-1884)
Robespierre recevant des lettres d’amis de
ses victimes menaçant de l’assassiner, 1863
Huile sur toile - 64 x 100 cm
Vizille, Musée de la Révolution Française
Photo : Galerie Lécuyer
En 2009, le musée a acquis, de la galerie Lécuyer à Paris, un tableau du peintre britannique William Fisk représentant Robespierre recevant des lettres d’amis de ses victimes menaçant de l’assassiner (ill. 5). L’artiste, peu connu, exposa régulièrement à la Royal Academy où cette toile fut présentée en 1863. Trois ans plus tard, il y montra En attendant la publication du Moniteur avec des nouvelles de l’arrestation de Robespierre aujourd’hui conservé à Preston au Harris Museum and Art Gallery.

6. William James Grant (1826-1866)
La Cocarde
Huile sur panneau - D. 24 cm
Vizille, Musée de la Révolution Française
Photo : Musée de la Révolution Française
Enfin, en 2010, une nouvelle œuvre témoignant de l’intérêt des anglais pour la Révolution Française et l’épopée napoléonienne a été acheté directement par le musée auprès d’une collection privée de Rhône-Alpes. Il s’agit d’un panneau en tondo de William James Grant, intitulé La Cocarde (ill. 6), représentant Joséphine de Beauharnais, avec sa fille Hortense, en deuil, contemplant la cocarde fixée sur le tricorne de son mari Alexandre de Beauharnais, général républicain guillotiné en 1794 (dont elle était séparée depuis 1785). En 1858, quelques années avant ce tableau, exécuté au cours de la décennie 1860, le peintre avait peint Eugène de Beauharnais refusant d’abandonner l’épée de son père.
