
1. Jean-Charles Cazin
Une rue de village, le soir, vers 1890-1900
Pastel - 56 x 52 cm
Edimbourg, National Gallery of Scotland
Photo : Galerie la Scala
13/10/05 - Acquisitions - Musées - Nous avions récemment publié quelques achats effectués par les musées lors du dernier Salon du Dessin (brève du 24/3/05). Nous poursuivons ici cet inventaire, non exhaustif.
La National Gallery of Scotland d’Edimbourg a acquis un quatrième dessin, un grand pastel de Jean-Charles Cazin (1841-1901), auprès de la Galerie de la Scala. Cet artiste exposa au Salon des Refusés et ses œuvres furent commercialisées par Durand-Ruel au côté de celles des Impressionnistes. Il fut un grand expérimentateur aussi bien dans la technique de la peinture (utilisation de la cire) que dans celle de la céramique ou même du verre (par exemple le verre de vin conservé au musée de San Francisco conservé au musée de San Francisco). Il peignit des paysages dans une manière réaliste et des sujets historiques traités comme des sujets contemporains. Son Ulysse de la National Gallery de Londres par exemple ressemble davantage à un plaisancier qu’à un héros homérique.
Le pastel acquis par le musée (ill. 1) représente une rue de village au crépuscule, moment de la journée souvent représenté par l’artiste. Il fit partie de la collection de Jules Claretie.
L’Art Gallery de l’Ontario, à Toronto, a acheté deux œuvres. La première est une feuille de Michel-Ange Challe (1718-1778), représentant les Ruines du temple d’Antonin et de Faustine à Rome (ill. 2). Ce dessin, qui peut être daté de la fin de son séjour à Rome en tant que pensionnaire de l’Académie de France (1742-1749), montre l’intérêt de Challe pour l’architecture. Il avait, d’ailleurs, étudié cet art pendant trois ans avant d’opter finalement pour la peinture.

2. Michel-Ange Challe
Ruines du temple d’Antonin et de Faustine à Rome
Pierre noire et rehauts de blanc - 30,4 x 47,4 cm
Toronto, Art Gallery of Ontario
Photo : Galerie Jean-François Baroni

3. Paul Huet
"Le Charlemagne", Fontainebleau
Aquarelle sur préparation à la pierre noire - 33,5 x 52 cm
Toronto, Art Gallery of Ontario
Photo : Galerie Yvonne Tan Bunzl
Toronto a également est une aquarelle de Paul Huet (1803-1869) représentant Le Charlemagne (ill. 3), l’un des chênes les plus anciens et les plus grands de la forêt de Fontainebleau. Il était exposé par la galerie d’Yvonne Tan Bunzl et provient de la collection de Pierre Miquel, vendue à Drouot (voir brève du 20/3/04).
Trois musées français ont aussi été actifs sur ce Salon1. Celui de Moulins, qui conserve un important ensemble de peintures et dessins du XIXe siècle français, a acheté chez Jean-François Baroni une feuille (ill. 4) d’Alexandre Evariste Fragonard (1780-1850) à la technique fine et léchée, très picturale, typique de son auteur. Elle représente une scène non identifiée, peut-être issue d’une représentation théâtrale2.

4. Alexandre Evariste Fragonard
Scène non identifiée
Pierre noire, plume et encre brune, lavis brun -
18,3 x 23,8 cm
Moulins, Musée Anne de Beaujeu
Photo : Musée Anne de Beaujeu

5. Frits Thaulow (1847-1906)
La vague : bord de mer en Normandie
Pastel sur toile préparée
Rouen, Musée des Beaux-Arts
Photo : Musée de Rouen
Le musée de Rouen et la maison de Victor Hugo à Paris ont chacun acheté une œuvre à la galerie Philippe Heim. Le premier s’est ainsi enrichi d’un pastel sur toile (ill. 5) du paysagiste norvégien Frits Thaulow (1847-1906). Il s’agit d’une technique courante chez cet artiste fortement marqué par l’Impressionnisme français. Le musée de la place des Vosges a pour sa part acheté un grand dessin au crayon et à l’encre de Gustave Doré, représentant La Cour des Miracles, dont nous n’avons malheureusement pas de photo.
