Achille Laugé, le point, la ligne, la lumière Contenu abonnés


Douai, Musée de la Chartreuse du 26 février 2010 au 6 juin 2010.
L’exposition était présentée auparavant à :
Carcassonne, Musée des Beaux-Arts du 16 octobre 2009 au 16 janvier 2010
Limoux, Le musée Petiet du 17 octobre 2009 au 15 janvier 2010

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1. Achille Laugé (1861-1944)
Devant la fenêtre, 1899
Huile sur toile - 123 x 150 cm
Genève, Association des Amis du Musée du Petit Palais
Photo : Musée du Petit Palais de Genève
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Après Henri-Edmond Cross (1999), Henri Le Sidaner (2001/2002), Edmond Aman-Jean (2003/2004) et plus récemment Henri Martin l’année dernière, le Musée de la Chartreuse à Douai poursuit son exploration des petits maîtres du néo-impressionnisme avec Achille Laugé.

Ce dernier terme doit être préféré à celui de pointillisme car - et c’est particulièrement le cas pour Achille Laugé - la décomposition de la lumière ne se fait pas forcément avec des points. Ce sont aussi bien, parfois dans la même peinture, tout autant des traits, entrecroisés ou non, que des points, qui construisent l’œuvre.
Au contraire de son ami Henri Martin qui décora de nombreux bâtiments officiels, Laugé travailla en marge des grandes commandes, privilégiant les portraits privés, les natures mortes et les paysages. L’exposition de Douai (dernière étape d’un périple qui l’a mené à Carcassonne puis à Limoux) a choisi de privilégier la qualité sans chercher l’exhaustivité d’une carrière qui fut longue mais qui, vers la fin, se figea (sauf exceptions) dans une manière un peu désuète, sans renouvellement. On découvre ainsi un excellent artiste, auteur d’au moins un très grand chef-d’œuvre : Devant la fenêtre (ill. 1), très proche de Seurat et de Signac, que Nicole Tamburini, spécialiste du peintre et commissaire de l’exposition, rapproche justement de La salle à manger de ce dernier conservée à Otterlo au Musée Kröller-Müller. Laugé y regroupe ses trois genres privilégiés : le portrait (il s’agit de sa femme et de sa nièce), la nature morte et le paysage. On y retrouve la quintessence de l’art du peintre : une grande rigueur de la composition, construite par grandes lignes, qui montre ce qu’il doit, comme tous les « pointillistes », à Puvis de Chavanne et une subtilité dans l’utilisation des plages…

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