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Me Gérard Nallet, exécuteur testamentaire de Mme de Bérenger nous a envoyé ce communiqué diffusé par Hubert Joly, secrétaire général du Comité International de la Langue Française.

A propos de la vente de beaux meubles de Sassenage, des précisions

Le Conseil international de la langue française tient à appuyer les positions qui ont été prises par le Conseil général de l’Isère et par Maître Gérard Nallet dans l’affaire de la vente par la Fondation de France de beaux meubles du château de Sassenage. Cette vente porte évidemment un tort considérable à l’intérêt d’un patrimoine prestigieux qui, réunissant un mobilier des XVIIIe et XIXe siècles à un château du XVIIe constituait un petit musée du mobilier français et l’un des fleurons du Dauphiné. Privé de ses plus beaux meubles, le château ne serait plus qu’une bâtisse sans âme.

Il faut savoir que Mme de Bérenger avait le 15 mars 1971 fait connaître sa volonté de léguer ses biens à notre institution. Mais comme le CILF n’était pas encore reconnu d’utilité publique, il a fallu trouver un support juridique qui fut en l’occurrence la Fondation de France, récemment créée. Par testament, Mme de Bérenger demandait que ses meubles de Paris soient regroupés au château de Sassenage, et nous, nous décidâmes que ceux de sa propriété de Bretagne le seraient aussi.

La Fondation avait pour obligation de mettre le château à la disposition du CILF et de lui donner chaque année le montant des revenus d’une fortune qui, au décès de la testatrice s’élevait à 13 millions de francs. Cette fortune fut convertie peu à peu en parts du fonds commun de la Fondation qui s’engagea à prélever sur les 700 000 F de revenus dégagés en 1973 des frais de gestion de 5%.

1 500 000 F furent immédiatement décapitalisés pour faire face aux premiers gros travaux de réhabilitation du château et de mise en conformité pour l’accueil du public, puis quelques années plus tard une nouvelle somme de 1 500 000 et enfin vers 1995 une dernière somme…

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