A l’école de Philippe de Champaigne Contenu abonnés


Evreux, Musée. 18 novembre 2007 au 17 février 2008.

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1. Nicolas de Plattemontagne (1631-1706)
Autoportrait, 1658
Pierre noire, sanguine, rehauts de craie blanche
et de pastel, estompe et lavis - 28,7 x 21,7 cm
Paris, Musée du Louvre
Photo : RMN / Thierry Ollivier
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Malgré la monographie que lui consacra naguère Bernard Dorival1, Jean-Baptiste de Champaigne reste largement méconnu en raison de l’ombre tutélaire fort lourde de son oncle. Si de nombreux tableaux ont déjà été publiés, on a encore tendance aujourd’hui à toujours vouloir lui attribuer les œuvres qu’on estime un peu trop faibles pour être de Philippe de Champaigne. Et lorsqu’un tableau ne semble pas encore assez bien pour Jean-Baptiste, on le donne aussitôt à Nicolas de Plattemontagne.
Comme le montrent Dominique Brême et Frédérique Lanoë, les maîtres d’œuvre de l’exposition, cette manière de faire n’aboutit qu’à la confusion la plus totale. Il était nécessaire de repartir sur des bases saines. C’est ce qu’ils réussissent de superbe manière puisque l’on ressort du musée d’Evreux en ayant le sentiment de comprendre, enfin, la manière de Jean-Baptiste, qui doit autant à son oncle qu’à l’exemple de Lebrun, en sachant créer son propre style et de découvrir, il n’y a pas d’autres mots, Nicolas de Plattemontagne. En choisissant de ne montrer que des œuvres sans problèmes - à une ou deux exceptions près - dont un grand nombre de nouvelles attributions parfaitement convaincantes, ils donnent la bonne méthode pour étudier ces nombreux peintres gravitant dans l’orbite des maîtres. Il faudrait faire de même pour certains disciples de Vouet et de Le Brun.


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2. Philippe de Champaigne (1602-1674)
L’Histoire écrivant sur les épaules de Saturne, vers 1635
Huile sur toile - 50 x 53 cm
Paris, Musée du Louvre
Photo : D. Rykner
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L’exposition s’ouvre sur quelques œuvres de Philippe de Champaigne. C’est l’occasion de revoir, pour la première fois depuis son acquisition par le Louvre à la vente Ciechanowiecki2, la gracieuse esquisse préparatoire à un plafond du Palais Cardinal (ill. 2 ; cat. 1).
Paradoxalement, les seules œuvres pouvant prêter à discussion se situent dans cette section où l’on trouve aussi le Portrait de trois enfants du Musée des Arts décoratifs de Lyon (cat. 3), dont on s’explique mal que son attribution à Philippe puisse encore faire débat (il était récemment montré à Chambéry sous le nom de Caspar Netscher...) et les deux versions d’un portrait de Philippe attribués à Jean-Baptiste.
Après le seul dessin connu de Jean Morin (cat. 7), collaborateur de Philippe de Champaigne et oncle de Nicolas de Plattemontagne, accompagné de quelques gravures, l’exposition entre dans le vif du sujet en présentant une vingtaine de toiles certaines de Jean-Baptiste.


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3. Jean-Baptiste de Champaigne (1631-1681)
Les Pèlerins d’Emmaüs, vers 1665
Huile sur toile - 151 x 136 cm
Nantes, Musée des Beaux-Arts
Photo : RMN / Gérard Blot
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Si celui-ci peut être un copiste remarquable de son…

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