Il est matériellement impossible de lire tous les livres et catalogues
paraissant. Nous indiquerons ici la parution d'ouvrages que nous n'avons pu
encore lire
faute de temps et sur lesquels nous reviendrons ultérieurement, ou de livres
dont nous ne pourrons faire la critique mais qui nous semblent mériter d'être
mis en avant.
Dernière mise à jour le 14 avril 2005
Pierre
Sanchez, Xavier Seydoux, Les catalogues des Salons,
VIII, 1864-1867, L'Echelle de Jacob, 634 p., 85 €, ISBN : 2-913224-54-7L'Echelle de Jacob poursuit à un rythme rapide la parution des livrets de Salon. Plus l'on avance en date, plus le nombre d'œuvres exposées augmente, et par là même l'épaisseur de l'ouvrage. Dominique Lobstein y signe à nouveau l'essai introductif, consacré au « second » Salon des Refusés, en réalité une section du Salon de 1864 pour des artistes exclus du champ des récompenses. Gaïte Dugnat, Les catalogues des Salons de la Société Nationale des Beaux-Arts, V, 1911-1920, L'Echelle de Jacob, 590 p., 85 €, ISBN : 2-913224-53-9 L'éditeur poursuit parallèlement son entreprise de publication de ces Salons. On sort ici du champ de La Tribune de l'Art, ce volume se terminant après la Première Guerre Mondiale. Pour se procurer ces livres, voir notre article sur les précédentes publications de L'Echelle de Jacob. |
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Philippe
Béchu - Christian Taillard, Les
Hôtels de Soubise et de Rohan-Strasbourg, Somogy Editions d'Art,
Paris, 2004, 487 p., ISBN : 2-85056-769-5.L'ensemble monumental qui abrite aujourd'hui les Archives Nationales (complété hélas au XXe siècle par le très laid bâtiment du CARAN) fait l'objet dans ce volume d'études érudites : histoire des bâtiments, analyse des décors peints et sculptés, enrichies de très bonnes photos. Les marchés de construction y sont également publiés. Importantes pour les historiens de l'architecture, ces archives sont quelque peu austères et ne peuvent intéresser que peu de lecteurs. Il aurait été judicieux de les rejeter en annexe, à la fin du livre, plutôt que de les publier dans le corps de celui-ci. |
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Sous
la direction d'Olivier Bonfait et d'Anna Coliva, Bernini
dai Borghese ai Barberini. La cultura a Roma intorno agli anni venti, De
Luca Editori d'Arte, Rome, 2004, 158 p., ISBN : 88-8016-468-6.Il s'agit des actes d'un colloque qui s'est déroulé à Rome, à la Villa Médicis, en février 1999, en conclusion de l'exposition Bernini scultore e la nascita del Barocco in Casa Borghese. L'ouvrage comprend 13 articles, en italien, français et anglais, dont plusieurs portent sur les débuts de Bernin sculpteur et architecte, d'autres sur les commanditaires de l'artiste et les rapports de celui-ci avec les fêtes éphémères et la littérature de son temps. Certaines œuvres (Neptune et Triton du Victoria & Albert Museum, un Buste de Giulio Mancini par un sculpture anonyme conservé dans l'église San Martino de Sienne) sont étudiées, tandis qu'un essai porte sur les bustes funéraires et la manière dont ils représentent, paradoxalement, le modèle vivant, notamment grâce au traitement des yeux et du regard. |
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Publier des archives est une tradition de la Société de l'Histoire de l'Art français. L'Inventaire après décès de Guérin, qui vient de paraître, est enrichi d'un appareil critique important : des annotations qui le commentent et l'expliquent, le testament de Guérin et son commentaire par Pierre David, un texte sur la famille de l'artiste enrichi de tableaux généalogiques, des notes sur les exécuteurs testamentaires et les élèves légataires de Guérin, ainsi que sur les destinataire de ses legs, un article sur son monument funéraire et une chronologie sommaire. |
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Claudine
Lebrun Jouve, Nicolas-Antoine Taunay, 1755-1830, Arthéna, 448 p.,
124 €, ISBN : 2-903239-36-3Paru il y a un peu plus d'un an, cet ouvrage monumental étudie un peintre modeste, mais attachant. A cheval sur deux siècles, son style versatile se rattache par bien des aspects au XVIIIe siècle, celui d'Hubert Robert ou de Fragonard, tout en s'appuyant fortement sur la tradition nordique du XVIIe siècle avec son faire porcelainé et son goût pour les scènes quotidiennes. Il sait aussi traiter les sujets d'histoire, sans se départir de sa manière fine et soignée. Certains de ses tableaux (tel celui illustré sur la couverture) appartiennent entièrement au style Troubadour. Beaucoup de ses paysages animés relèvent, davantage que du néo-classicisme, d'un néo-poussinisme assumé. De 1816 à 1820, Taunay partit en mission au Brésil où il produisit nombre de paysages, à la saveur exotique. Cet aspect de son œuvre, l'un des plus recherché rattache ce livre à l'actualité la plus immédiate, l'« année du Brésil en France » venant de commencer. |
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Julia
Kliemann, Michael Rohlmann, Fresques
italiennes du XVIe siècle, Citadelles & Mazenod, 496 p., 168 €, ISBN :
2-85088-211-9Ce livre bénéficie de reproductions splendides, dont les éditions Mazenod sont coutumières. Si l'on y trouve, bien sûr, les cycles peints par Michel-Ange, Raphaël, Véronèse ou les Carrache, d'autres moins connus sont traités sur un pied d'égalité, comme la nef admirable de la cathédrale de Crémone (Boccaccio Boccaccino, Romanino, Pordenone,...), le Salon de la Villa médicéenne à Poggio a Caiano (del Sarto, Pontormo, Allori, ...), la chapelle Saint-Nicolas et de la Madeleine de l'église San Cristoforo à Vercelli (Gaudenzio Ferrari), la salle et la chambre d'Ulysse du Palais Poggi à Bologne (Pellegrino Tibaldi) ou le Palais Farnèse à Caprarola (les Zuccari, Bertoja,...) Des essais, dont l'un des mérites est de reproduire des dessins préparatoires aux fresques, retracent l'histoire de chacun des ensembles illustrés. Il s'agit d'un très beau livre d'une collection qui comporte déjà plusieurs tomes consacrés à la peinture en Italie. |
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La « Haus der Kunst » de Münich présente jusqu'au 9 janvier 2005 les cartons de Peter Cornelius préparatoires aux fresques de la Glyptothek de la même ville, conservés à la Nationalgalerie de Berlin. Les décors originaux ayant été détruits lors de la seconde guerre mondiale, les cartons en sont les seuls témoignages. L'ouvrage qui accompagne cette exposition n'est pas un catalogue à proprement parler. Il juxtapose de très grandes et belles photos des compositions de l'artiste nazaréen avec des textes (en allemand) illustrant les mêmes épisodes (Homère, Sophocle, Eschyle, Ovide, Goethe,...) |
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Gérard
Fabre, Joseph Boze, Portraitiste de
l'Ancien Régime à la Restauration, Somogy, Editions d'Art, 264 p., 45 €, ISBN :
2-85056-768-XCette monographie, qui prend la forme d'un catalogue raisonné partiel, accompagne l'exposition organisée au musée Ziem de Martigues du 18 novembre 2004 au 20 février 2005 (toutes les œuvres publiées n'y sont cependant pas présentées). Joseph Boze fut peintre mais surtout pastelliste et miniaturiste. A en juger par les reproductions de ce bel ouvrage, il ne peut lutter avec les meilleurs portraitistes du XVIIIe siècle, Quentin de La Tour ou Perronneau. Certaines figures sont un peu raides, et leurs traits assez grossiers (cat. 15, Louis-Antoine, maréchal duc de Noailles ou cat. 38, Antoine-Raymond-Jean-Gualbert-Gabriel de Sartine, comte d'Alby), d'autres sont réellement remarquables, comme le fier Autoportrait (cat. 7) du Louvre. Quoiqu'il en soit, ce livre est bienvenu et indispensable pour les amateurs du XVIIIe siècle français, même si un catalogue exhaustif aurait été préférable. |
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Jean-Marie
Pérouse de Montclos, Jacques-Germain Soufflot, Monum,
Editions du patrimoine, 142 p., 43 €, ISBN : 2-85822-752-7Cette monographie est la deuxième à paraître d'une nouvelle série consacrée aux architectes, après un volume sur Charles Garnier dû à Jean-Michel Leniaud et publié en 2003 (si l'on excepte le livre sur Perret qui a pris la forme d'un dictionnaire). Des chantiers lyonnais, en particulier l'Hôtel-Dieu, à l'échec relatif du Panthéon, les réalisations, finalement peu nombreuses, de Soufflot font l'objet d'analyses très complètes par Jean-Marie Pérouse de Montclos, éminent spécialiste de l'architecture, à qui on doit notamment le volume de l'Histoire de l'Architecture Française, consacré à la période allant de la Renaissance à la Révolution (1989, Menges/CNMH). Un catalogue raisonné conclut l'ouvrage. |
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Pierre
Sanchez, Xavier Seydoux, Les catalogues des Salons, VII, 1859-1863,
L'Echelle de Jacob, 473 p., 85 €, ISBN : 2-913224-49-0Voici déjà le septième tome de la réédition des livrets de Salon que l'Echelle de Jacob a commencée il y a quelques années. Entreprise exemplaire qui permet aux chercheurs de disposer facilement de ressources indispensables qu'on ne trouve que dans quelques bibliothèques. Aux Salons officiels, les auteurs ont rajouté celui des Refusés de 1863, qui fait également l'objet d'un essai de Dominique Lobstein. L'ouvrage se présente de la même manière, sobre mais efficace, que les précédents : les livrets sont imprimés en fac-similé (quatre pages de livret par page) et un très utile index permet de trouver rapidement les artistes que l'on cherche. Gaïte Dugnat, Les catalogues des Salons de la Société Nationale des Beaux-Arts, IV, 1906-1910, L'Echelle de Jacob, 561 p., 85 €, ISBN : 2-913224-50-4 Selon exactement le même principe, L'Echelle de Jacob réédite également les livrets des Salons de la Société Nationale des Beaux-Arts. On s'éloigne ici du champ chronologique de La Tribune de l'Art, mais certains artistes appartenant essentiellement au siècle précédent continuent encore à exposer au début du XXe, et ce quatrième tome sera donc également utile aux historiens du XIXe siècle. Pour se procurer ces livres, voir notre article sur les précédentes publications de L'Echelle de Jacob. |
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Oleg
Neverov, Emmanuel Ducamp, Grandes collections
de la Russie impériale, Flammarion, 254 p., 65 €, ISBN :
2-08011-341-0L'histoire des collections russes est largement ignorée en France, même si certains noms sont familiers, tels ceux de Youssoupov, de Stroganov ou du comte Chouvalov au XVIIIe siècle (plus d'ailleurs comme amants de Catherine II que comme collectionneurs) ou celui de Mikhaïl Morozov pour avoir été l'un des premiers à acheter des Gauguin et des Van Gogh. Entre le XVIIIe siècle et la fin du XIXe, le nombre de collectionneurs ne diminua pas, souvent industriels, diplomates ou fonctionnaires de l'Empire. Paul Tretiakov, le fondateur de la galerie éponyme, eut un prédécesseur en la personne de Vassili Kokorev dont l'importante collection, après avoir été présentée pendant quelques années au public, fut dispersée aux enchères. Les œuvres du Moyen-Age et de la Renaissance d'Alexandre Basilevski, longtemps conservées rue Blanche, à Paris, dans l'hôtel particulier du collectionneur, étaient visibles chaque vendredi par ceux qui le souhaitaient, et furent montrées à l'Exposition Universelle de 1878. Elle font « aujourd'hui l'orgueil du département d'art occidental de l'Ermitage ». Tout cela est conté par ce beau livre, remarquablement illustré, qui s'attache à l'histoire de ces russes, aux moyens immenses et au goût très sûr, qui permirent à l'Ermitage - beaucoup de ces collections furent acquises en bloc par Catherine II et Nicolas Ier - de devenir l'un des plus importants musées du monde. |
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Catherine Loisel, Ludovico
Carracci, 5 Continents, 84 p., 15 €, ISBN : 88-7439-155-2 Selon une tradition maintenant bien établie, les expositions monographiques tirées du département des Arts Graphiques du Louvre sont accompagnées par un petit livre de la collection Cabinets des dessins. Bien illustrés, d'un coût modique, ils ne remplacent pas un vrai catalogue. Dans le cas de Ludovico Carracci, cependant, il n'était pas besoin d'un catalogue d'exposition, puisque Catherine Loisel publie parallèlement l'Inventaire de tous les dessins des Carracci conservés par le Louvre. |
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Collectif,
El retrato español. Del Greco a Picasso, Museo Nacional del Prado,
400 p., broché : 30 €, relié : 48 € Le sujet n'est pas réellement innovant, mais l'ouvrage que propose le musée du Prado pour accompagner l'exposition Portraits espagnols, du Greco à Picasso est un très beau livre, remarquablement illustré. Le catalogue proprement dit est rejeté à la fin, chaque œuvre exposée faisant l'objet d'une notice. L'essentiel est constitué d'essais, dont un consacré au portrait espagnol au XIXe siècle, sans doute la période la plus méconnue. Les portraits de Federico de Madrazo (par exemple celui des enfants du peintre, reproduit en couleur, mais non exposé, ou la Condesa de Vilches, du Prado), ne le cèdent en rien aux meilleurs peintres français de la même période. Il existe également une version anglaise du catalogue (ISBN : 1-85759-374-x) |
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Olivier Meslay, Turner,
L'incendie de la peinture, Collection Découvertes, Gallimard, 160 p.,
13 €, ISBN : 2-07-031326-3L'auteur est conservateur au département des peintures du Louvre, en charge des œuvres britanniques et espagnoles. Il a notamment été commissaire de l'exposition D'outre-Manche : l'art britannique dans les collections publiques françaises en 1994 et de L'art anglais dans les collections de l'Institut de France qui a lieu actuellement à Chantilly jusqu'au 3 janvier 2005. Dans la tradition de cette très bonne collection de poche, Olivier Meslay nous donne ici une biographie de l'artiste doublée d'une analyse de son œuvre, le tout soutenu par une abondante illustration. Un signe qui ne trompe pas et qui témoigne de la qualité du livre : ce Turner écrit par un français va être traduit en anglais. |
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Ce catalogue d'une donation reçue par le musée en 1997 était très attendu des amateurs. Il est enfin paru, et ne devrait pas décevoir. La collection est composée de paysages néo-classiques, de l'école de Barbizon et symbolistes, mais aussi d'esquisses religieuses, de portraits et de natures mortes. Les dessins et peintures sont d'artistes connus (Puvis de Chavanne, Théodore Rousseau) mais surtout à de maîtres plus confidentiels, toujours représentés par des œuvres de qualité, choisies avec un goût très sûr. |
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Cet ouvrage a été édité à l'occasion de l'exposition présentée à l'Historial de la Grande Guerre à Péronne, dans la Somme, du 2 mars au 25 avril 2004. Il ne s'agit cependant pas d'un catalogue d'exposition au sens strict du terme puisqu'il n'y a pas de catalogue des objets exposés. On y trouve en revanche plusieurs essais centrés autour du thème des monuments aux morts. Landowski en sculpta en effet une vingtaine dont Les Fantômes, érigé sur la plaine de Chalmont dans l'Aisne. Ce livre permet ainsi de découvrir un pan important de l'œuvre de ce très bon sculpteur. |
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Nous n'avons pu nous rendre au Havre pour voir l'exposition qui s'y est déroulé du 13 mars au 6 juin 2004 autour de l'acquisition de la Vague de Gustave Courbet (voir Brève du 15/9/03). La vue de son catalogue, édité par Somogy, nous le fait regretter. Les tableaux, photos et estampes présentés y étaient en effet fort beaux, des moins connus comme cette Falais, mer agitée par Charles Mozin (1806-1862) conservé musée de Trouville aux plus célèbres comme La grande vague, Sète, photographie de Gustave Le Gray. Chaque œuvre présentée est largement commentée, et plusieurs essais sur les paysages de mer complètent l'ouvrage. |
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La
description de l'œuvre d'art. Du modèle classique aux variations
contemporaines. Actes du colloque organisé du 13 au 15 juin 2001 à Rome,
Villa Médicis, Collection d'Histoire de l'Art de l'Académie de France à Rome,
Somogy éditions d'art, Paris, 2004, 338 p., 25 €. ISBN : 2-85056-664-0.
Ouvrage publié avec le concours du Centre national du livre.
L'objectif de ce colloque était de répondre aux interrogations suivantes, liées à la problématique, de la Renaissance au XXe siècle, de la description de l'œuvre d'art : « Quelles sont les fonctions et les modalités de la description, des poésies de La Fontaine aux romans de Balzac, des commentaires sur leurs propres œuvres de Constable et de Gauguin aux conférences savantes de l'Académie ou aux descriptions des catalogues de vente, des sermons de Bernardin de Sienne aux écrits de Buren ? Comment un appareil langagier ou une construction lexicale parviennent-ils à reproduire un objet en deux dimensions, censé toucher les sens plus que parler à l'intellect ? Par quels procédés rhétoriques réussissent-ils à produire des effets visuels ? Comment la syntaxe narrative de la phrase peut décrire une œuvre sans histoire et temporalité ? L'œuvre d'art est-elle foncièrement indicible, serait-elle reproductible seulemente par la photographie ? »
Colloque organisé par Olivier Bonfait. Coordination éditoriale par Anne-Lise Desmas.
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Bénédicte
Savoy. Patrimoine annexé. Les biens culturels saisis par la France en
Allemagne autour de 1800. 2 tomes sous coffret, Paris 2003, Editions de la
Maison des Sciences de l'Homme, collection Passages (en collaboration avec le
Centre Allemand d'Histoire de l'Art), 1021 p., 691 ill., 94 €. ISBN :
2-7531-0988-7
Les saisies révolutionnaires et impériales en Italie et en Espagne sont
mieux connues que celles effectuée dans les Etats germaniques. Ces deux
ouvrages, issus d'une thèse, font un point très complet sur ce sujet.
Le premier tome « décrit les modalités et les effets des
saisies pratiquées par la France dans le domaine allemand. Elle évoque les
principaux acteurs, aux noms souvent prestigieux, impliqués dans les
opérations des deux côtés du Rhin : Vivant Denon, Jacob Grimm, les frères
Humboldt. Elle éclaire le rôle déterminant que cette politique
d'appropriation a joué dans la prise de conscience patrimoniale des Etats
germaniques au début du XIXe siècle. Elle examine enfin le sort effectivement
réservé, en France, aux œuvres confisquées dans les collections allemandes
»
Le second tome est consacré à l'exposition au Louvre, en
1807-1808 des œuvres confisquées par Vivant Denon dans les collections
d'Allemagne du Nord, en se basant sur le catalogue alors publié, enrichi d'un
historique complet de chaque objet, de l'attribution récente si celle-ci a
été modifiée depuis et intégralement illustré pour les objets identifiés.
Il s'agit manifestement d'un ouvrage fondamental pour l'histoire du goût et des
collections.
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Muriel
de l'Epine. Autour de Pierre-Adrien Pâris : un album de calques,
Paris, 2001, 147 p., 140 ill.. 60 €. ISBN : 2-951 5632
Ce livre s'interroge, à partir de l'étude d'un recueil de copies sur calques
et de croquis datant de la seconde moitié du XVIIIe siècle, sur le rôle de la
copie calquée, et plus largement de la copie mécanique, dans la création
artistique. Les artistes concernés sont notamment Pierre-Adrien Pâris, Hubert
Robert, Jean-Honoré Fragonard et Charles Percier.
Edité à compte d'auteur, l'ouvrage peut s'acheter auprès de la librairie de Nobele, 35 rue Bonaparte, 75006 Paris, tél. : 01 43 26 08 62.
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