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Vente de la collection d'Otto Klaus Preis chez Sotheby's
31/10/05 - Marché de l'art - Paris - Il y a un peu plus de deux ans disparaissait Otto Klaus Preis. Ce collectionneur de talent, à la générosité légendaire, était bien connu du monde de l’art et des musées pour la formidable collection de la seconde moitié du XIXe siècle qu’il avait regroupée dans son hôtel parisien de la Nouvelle Athènes.
Prosper d'Epinay
Buste d'Eugène-Louis Napoléon, le Prince Impérial
Terre cuite patinée - H. 47 cm
Vente Otto Klaus Preis
© Sotheby's Paris |
Né le 28 juin 1936 à Düsseldorf, Otto Klaus Preis s’installe à Paris à la fin des années 1950 pour rejoindre la maison Nina Ricci où il entre comme dessinateur dans l’atelier de Haute-Couture. Il y fera toute sa carrière.
De la Haute Couture à l’amour de l’art, il n’y avait qu’un pas, franchi en 1972. Preis acquiert alors l’ancien appartement de réception de l’hôtel d’Anna Judic, cantatrice vedette du Second Empire. Ce lieu d’exception deviendra l’écrin de sa collection vouée à différents artistes des écoles françaises et étrangères de la seconde moitié du XIX e siècle alors quelque peu dédaignés. Il s’attache tout particulièrement à l’œuvre d’Antonio de la Gandara, dont il possède l’ensemble le plus complet, offert depuis au musée départemental de l’Oise à Beauvais, ainsi qu’à la sculpture.
L’hospitalité de Klaus Preis était légendaire. Il aimait partager sa passion avec tous ceux qu’animent l’amour de l’art et des belles choses.
Sa générosité ne l’était pas moins. Le musée du Louvre, le musée d’Orsay, le musée national des Arts asiatiques – Guimet, le musée du Petit-Palais, la Galleria nazionale d’arte moderna à Rome en ont largement bénéficié, recevant les œuvres qu’il avait patiemment réunies pour les leur offrir.
Le 9 novembre prochain, et conformément à ses voeux, les œuvres qu’il n’avait pas souhaité offrir aux musées seront mises aux enchères. Les temps forts de la vacation se situent dans l’impressionnante collection de bronzes du XIX e siècle, parmi lesquels le Buste du grand duc Ernest Ludwig von Hessen (n° 67) ou les deux groupes d’Antoine-Louis Barye (1795-1895), Thésée combattant le Minotaure (n° 92) et Thésée combattant le centaure Biénor (n° 93). Notons aussi le Buste du Prince impérial (ill. ; n° 71) en terre-cuite, par Prosper d’Epinay (1836-1914) [N.B. Ce buste a été préempté par le château de Compiègne]. Parmi les antiques, mentionnons le Torse monumental héroïque, (n° 143) qui a appartenu au sculpteur italien Giulio Monteverde (1837-1917). Les peintures comprennent une série importante d’académies masculines et les enchères risquent de s’envoler autour du Matin de fête à Venise (n° 14) par Jacques Clément Wagrez, de La Vierge sage (n° 23) d’Alfred Stevens et du surprenant Les Masques (n° 32) de José-Maria Sert y Badia. Le mobilier conclura cette vacation avec quelques belles pièces de la Renaissance italienne et un ensemble très homogène de la dernière partie du XIX e siècle s’inspirant de cette période.
Thierry Cazaux
Sotheby’s – 76, rue du Faubourg-Saint-Honoré, 75009 Paris. Exposition les lundi 7 et mardi 8 novembre de 10 heures à 18 heures. Vente le mercredi 9 novembre, à 10 heures 30 et 14 heures 30.
Voir brève du 11/11/05 pour les préemptions du Château de Compiègne et du Musée d'Orsay à cette vente.
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