|
Exposition de gouaches, aquarelles et pastels à la galerie Aaron
1. Louis-François Cassas
Les archéologues, près d'Athène, vers 1785
Aquarelle - 68 x 105 cm
Paris, Galerie Didier Aaron
Photo : Galerie Didier Aaron |
22/9/05 - Exposition - Paris, galerie Didier Aaron & Cie - Jusqu'au 7 octobre, cette galerie présente une exposition intitulée La Couleur et le Dessin, d'un niveau digne des plus grands musées. On peut y admirer des œuvres du XIXe siècles (Paul Huet, Alfred de Dreux,...) mais surtout des paysages français du XVIIIe siècle par des artistes comme Jean-Jacques de Boissieu, Louis-Nicolas de Lespinasse ou Louis-Gabriel Moreau l'Aîné. On notera particulièrement plusieurs aquarelles de Louis-François Cassas dont l'une montre des archéologues (plus probablement des voyageurs) près d'Athènes s'intéressant à un grand relief antique (ill. 1). Au fond, on peut voir le Parthénon avant sa destruction partielle par l'explosion du dépôt de poudre turc1.
2. Jean-Baptiste Lallemand
La Piazza Navona à Rome, 1730
Gouache - 34,8 x 2 cm
Paris, Galerie Didier Aaron
Photo : Galerie Didier Aaron |
Signalons aussi une intéressante gouache de Jean-Baptiste Lallemand représentant la Piazza Navona (ill. 2). Enfin, outre les paysages, un beau pastel le Portrait d'Abraham Van Robais par Jean-Baptiste Perroneau, a son équivalent au musée du Louvre (ill. 3). Hélas, cette exposition ne bénéficie pas d'un catalogue (seule une plaquette, ne reproduisant que quelques feuilles, est publiée par la galerie), ce qui devrait inciter tous les amoureux du dessin à aller voir l'exposition avant que ceux-ci, presque tous inédits, ne quittent les murs de la galerie.
3. Jean-Baptiste Perroneau
Portrait d'Abraham Van Robais, 1770
Pastel - 70;5 x 57,5 cm
Paris, Galerie Didier Aaron
Photo : Galerie Didier Aaron
|
1. Monsieur Laurent Benoist nous a adressé le 26/9 un courrier, soulignant notre erreur à ce propos. Nous l'en remercions bien sincèrement :
« Je tenais à vous signaler qu1une très légère erreur factuelle s'est glissée dans votre description de l'aquarelle de L-F Cassas, exposée à la Galerie Aaron.
L'explosion qui ravagea le Parthénon eut lieu en 1687 (le 26 septembre pour être exact), lors des hostilités opposant les troupes ottomanes aux mercenaires allemands de la Sérénissime, sous le commandement de l'amiral Francesco Morisini. Soit exactement un siècle avant que Cassas ne réalisât son aquarelle. Un tir de mortier bien (?) ajusté embrasa la poudrière turque et près de 300 personnes périrent dans l'explosion qui s'ensuivit - principalement des femmes et des enfants, qui avaient cru, à tort, que le Parthénon constituait un refuge aux combats. Le toit de l'édifice s'effrondra et nombre de colonnes furent soufflées par la violence de l'explosion.
Par ailleurs, cette aquarelle est particulièrement intéressante dans la mesure où elle vient illustrer ce que nous savions déjà grâce aux récits des voyageurs et des antiquaires : à savoir que les sculptures et bas-reliefs du Parthénon étaient, à l'époque, recouverts d'un décor polychrome gris clair et brun orangé. Ce que le peintre britannique Edward Dodwell décrit dans son « Classical and topographical tour through Greece » comme les tonalités chaudes d'un crépuscule automnal. »
Laurent BENOIST
Rédacteur en Chef-adjoint
Pratique des Arts - Plaisirs de Peindre
Brève précédente - Brève suivante
Retour vers Nouvelles Brèves
|