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Le Conseil Général de Vendée préempte deux esquisses de Girodet
1/7/05 – Acquisition - Les-Lucs-sur-Boulogne, Historial de la Vendée - 2005 est décidément l'année Girodet. Après l'acquisition par le musée de Montargis du Portrait du docteur Trioson et de son fils (voir brève du 29/4/05), avant les expositions prévues à partir de septembre prochain dont la grande rétrospective du Louvre, ce sont deux esquisses de l'artiste que vient d'acquérir le Conseil Général de Vendée, par préemption1, pour son nouveau musée départemental, appelé l'Historial, qui ouvrira en juin 2006.
1. Anne-Louis Girodet de Roucy Trioson
Portrait en pied du marquis de Bonchamps, général vendéen
Huile sur toile - 32 x 23 cm
Les-Lucs-sur-Boulogne, Historial de la Vendée |
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2. Anne-Louis Girodet de Roucy Trioson
Portrait en pied de Cathelineau,
général vendéen
Huile sur toile - 32 x 23 cm
Les-Lucs-sur-Boulogne, Historial de la Vendée
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Il s'agit de deux études (ill. 1 et 2) pour les grands formats, déposés par Versailles au musée de Cholet, représentant Bonchamps et Cathelineau. Ceux-ci faisaient partie d'une commande, passée en 1816 par le Comte de Pradel au nom de Louis XVIII, d'une douzaine de tableaux représentant des généraux vendéens. Aux côtés de Girodet, on employa notamment Pierre Guérin qui peignit Henri de la Rochejaquelein, Louis de la Rochejaquelein et le Prince de Talmond2. Les tableaux définitifs de Girodet, qui comptent parmi ses derniers, furent exposés au Salon de 1824.
L'Historial a pour objectif ambitieux de « présenter toute l’Histoire de la Vendée, des origines à nos jours ». Ses collections se sont constituées par une politique d'achat dans laquelle s'inscrit l'acquisition de ces deux esquisses, par des dépôts de l'Etat et par des donations. A l'ouverture, le bâtiment présentera 3100 m2 de surface d'exposition3. Les collections artistiques sont articulées autour de trois thèmes : la peinture d'histoire au XIXe siècle représentant les guerres de Vendée, les œuvres d'artistes locaux du XIXe (Paul Baudry, Octave de Rochebrune, ...) et la production s'inscrivant « au sein du “ groupe de Saint-Jean de Monts ”, actif depuis l’extrême fin du XIXème jusque dans les années 1940, avec trois chefs de file : Charles Milcendeau, Auguste Lepère et Jean Launois ».
Notons pour conclure que les deux esquisses de Girodet sont réunies dans un même cadre qui date probablement de leur passage dans la collection de la duchesse de Berry qui les acquit en 1825 lors de la vente après décès de l'artiste par l'intermédiarie du chevalier de Bonnemaison. Il serait souhaitable que cette présentation, historique même si elle n'est pas d'origine, soit maintenue.
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1. A Drouot, vente Beaussant-Lefèvre, pour un montant hors frais de 78.000 €.
2. Sur cette commande et son historique, se reporter (en attendant les publications à venir cet automne), à la notice du Bonchamps de Girodet dans le catalogue Les années romantiques, 1995-1996 (p. 393-393, n° 102).
3. On attendra de voir, pour juger, la muséographie qui se veut : « originale, moderne, interactive et évolutive ». Notons que sur les 3100 m2, 2100 seront consacrés à des « expositions temporaires de longue durée », 500 à des expositions temporaires et 500 dédiés au « Musée des enfants ». La présentation des collections permanentes sera donc apparemment amenée à changer régulièrement...
Si l'on peut féliciter le musée pour ce bel achat, à un prix raisonnable, il faudra se pencher un jour sur cette tendance des Conseils Généraux ou des Conseils Régionaux à créer, un peu partout, de nouveaux musées. N'y a-t-il pas des risques de dispersion des budgets ? Cela ne se fera-t-il pas au détriment des anciens musées municipaux qui ne seraient pas « originaux, modernes, interactifs et évolutifs » ?
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