
27/2/05
- Acquisitions
-
Grenoble, Musée des Beaux-Arts - Première
collection d’art moderne de Province, le Musée
de Grenoble donne la priorité, pour sa politique d'acquisition, à l’art contemporain depuis 1920, même si ce
choix n’est pas exclusif. Au cours de son mandat, l’ancien directeur, Serge
Lemoine, avait pu acheter des toiles importantes de Jacques Blanchard, Jacques
Stella, Hippolyte Flandrin ou Henri Regnault et des paysages dauphinois du XIX
siècle. Guy Tosatto, son successeur depuis 2002, avait lui aussi déjà mené
ces deux fronts à Nîmes. Tout en constituant une collection d’avant-garde
pour le Carré d’Art, il avait enrichi le Musée des Beaux-Arts de peintures
de Nicolas Chaperon et de Léonard Bramer.
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1. Francesco Guarino (attribué
à) |
En
2004, l’essentiel des moyens financiers s’est porté sur un sensationnel Portrait
de Jackie (Kennedy) par Andy Warhol, créateur indispensable pour une évocation
complète de l’art du XXe siècle, tandis que la société des amis du musée
offrait un beau dessin de Bonnard préparatoire à la Nature morte accrochée dans les salles. Pour autant, l’art ancien
n’ a pas été négligé ces dernières années. En 2002, une Sainte Cécile (ill. 1) attribuée à Francesco Guarino a été acquise par
la ville avec l’aide de l’Etat et du Fonds régional d’acquisition des musées
Rhône-Alpes1. Ce petit tableau de dévotion conjugue une sobriété d’essence
caravagesque et une tendance poétique et raffinée typique de l’école
napolitaine vers 1630-
Pour le XIXe siècle (et la fin du XVIIIe), quatre tableaux sont
entrés dans les collections entre 2001 et 2003 :
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2. Ernest Hillemacher |
- Antoine rapporté mourant à Cléopâtre2 (ill. 2), une esquisse d'Eugène-Ernest Hillemacher (1818-1887), préparatoire, avec de nombreuses variantes, au grand format déjà conservé à Grenoble3. Le tableau définitif, exposé au Salon de 1863, témoigne d'une recherche de réalisme archéologique typique de l'époque.
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3. Charles-Philppe de
Larivière |
4. Fleury Richard |
- Le Tasse convalescent au couvent de Saint-Onufre (ill. 3) par Charles-Philippe de Larivière (1798-1876) et La Chartreuse de Saint-Bruno4 (ill. 4) par Fleury Richard qui complètent une collection déjà riche de tableaux troubadours (Charles-Caïus Renoux, Jean-Antoine Laurent, François-Marius Granet, Pierre-Henri Revoil, etc).
5. Charles-Paul Landon |
- Portrait de femme5 (ill. 5) de Charles-Paul Landon. Ce rare exemple de portrait féminin sous la Révolution au style néo-classique froid, voire néo-grec à la manière de Vien, formera pour le musée une agréable transition entre le XVIIIe et le XIXe siècle.
Une telle politique d'acquisition, qui n'hésite pas à compléter les achats de
prestige très onéreux (le Warhol) par ceux de tableaux d'amateurs, n'est pas
si fréquente et digne d'être notée.
1. De la galerie
Canesso à Paris.
2. Acheté galerie Portalis à Aix-en-Provence en
2001.
3. Cf. le catalogue Peintures, sculptures du XIXe
siècle. La collection du musée de Grenoble, sous la direction de Catherine
Chevrillot, Editions de la Réunion des Musées Nationaux, Paris, 1995, p.
188-189, notice de Marie-Anne Dupuy.
4. Le Larivière a été acquis à l'Hôtel Drouot en
2001 (cf. Isabelle Loddé, Charles-Philippe Larivière, « Grand
prix de Rome de 1824, ou les dangers d'un voyage en Italie », Studiolo,
2003-2, pp. 76-106, ill. p. 83) et le Fleury Richard de la galerie Talabardon et Gautier, également en
2001.
5. Acheté galerie Coatalem en 2003.
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internet du Musée de Grenoble
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