
31/3/04
– Politique
culturelle
– Nomination
–
Renaud Donnedieu de Vabres, député d'Indre-et-Loire, vient d'être nommé
ministre de la Culture en remplacement de Jean-Jacques Aillagon. Ce dernier
laissera sans aucun doute un mauvais souvenir au monde des musées et du
patrimoine. On ne voit guère à mettre à son crédit que la loi encourageant l'achat
de trésors nationaux pour les musées par des entreprises en leur accordant une
réduction fiscale de 90% du montant de l'acquisition. Parallèlement, de
l'avis de très nombreux professionnels, il a participé de manière quasiment
idéologique à la décentralisation - c'est-à-dire, à terme, au
désengagement de l'Etat dans ses missions régaliennes de conservation et de
protection du patrimoine.
Il ne faut, hélas, sûrement pas attendre monts et merveilles
du nouveau ministre. D'abord, son horizon d'action est singulièrement court,
puisque le gouvernement Raffarin III est en sursis jusqu'aux prochaines
élections européennes du mois de juin. Ensuite, on cherchera
en vain, dans le parcours de Renaud Donnedieu de Vabres, une quelconque
compétence ou même un intérêt pour la culture en général, les musées et le
patrimoine historique en particulier1. On pourra, pour s'en convaincre, consulter
son
site Internet. Ne lui faisons cependant pas de procès d'intention, et
attendons ses premières décisions. Espérons notamment que l'absurde antenne
du Louvre dans le Nord - un des grands chantiers de Jean-Jacques Aillagon - sera
abandonnée.
1. En écrivant ceci, son titre de chargé de
mission auprès de François Léotard en 1987 (Libération du 1er
avril 2004), lorsque ce dernier était ministre de la Culture, nous avait
échappé (on n'en trouve d'ailleurs pas trace sur son site Internet).
Compte-tenu de l'efficacité de ce ministre à la Culture, cela ne modifie pas
profondément notre constat (rectificatif du 1er avril 2004)
Brève précédente - Brève suivante
Nouveautés
en ligne | Index
| Plan
du site |
Qu'est-ce
que La Tribune de l'Art ?
| Ecrivez-nous
©La
Tribune de l'Art