
30/6/04
– Patrimoine
– France
–
Le numéro de juin de Momus, revue de l'association éponyme dédiée à la
défense du patrimoine, a accordé son « Prix d'horreur » à la
rénovation de l'édifice dit « Les Bons Enfant » qui abritera
bientôt les bureaux du Ministère de la Culture. Cet ensemble immobilier est
emballé dans une résille d'acier qui masque la façade du beau bâtiment de Georges
Vaudoyer (1919), et Momus analyse l'affaire dans toutes
ses composantes. Le Ministère de la Culture1,
censé faire respecter la réglementation sur les monuments historiques et leurs
abords, est une nouvelle fois le premier vandale de France. L'architecte
coupable, Francis Soler, explique sérieusement que le motif de la résille :
« procède d'un mixage par ordinateur des lignes générales de la
salle des Géants du palazzo du Té à Mantoue » L'architecte justifie
cela parce qu'il y aurait : « dans cette œuvre de Giulio Romano, par
son érotisme puissant, la première manifestation de liberté sexuelle dans
l'histoire de la peinture occidentale ». Le discours parle de
lui-même.
1. Quatre ministres, pas moins,
sont responsables de cette erreur architecturale, économique, et même
écologique (voir l'article sur le site de Greenpeace)
: Philippe Douste-Blazy, Catherine Trautmann, Catherine Tasca et Jean-Jacques
Aillagon.
Brève précédente - Brève suivante
Nouveautés
en ligne | Index
| Plan
du site |
Qu'est-ce
que La Tribune de l'Art ?
| Ecrivez-nous
©La
Tribune de l'Art