
5/1/04 - Acquisition - Flers, Musée du Château - Après
avoir acquis au début du mois d'octobre 2003 un album
de dessins (voir brève
du 2/10/03), le musée de Flers vient encore d'enrichir sa collection d'œuvres
de Jean-Victor Schnetz (1787-1870), l'enfant du pays. Il a en effet acheté sur
le marché parisien, un tableau qui avait été prêté au musée lors de
l'exposition Schnetz en 2000. Il s'agit d'un austère mais très beau Franciscain
en prière1.
L'artiste est coutumier de ces représentations de moines dans la
campagne romaine (citons, parmi les tableaux exposés en 2000 et reproduits au
catalogue, le Religieux secourant une pélerine blessée2
de 1826 ou Le capucin médecin3 de
1860). La toile nouvellement acquise par Flers est peut-être celle montrée à
l'Exposition Universelle de 1867 sous le titre de Moine en prière. Il
s'agit donc d'une peinture tardive*, mais où Schnetz montre qu'il n'avait pas tout à fait
perdu, à la fin de sa vie, la sensibilité romantique qui était la sienne à
ses débuts. Le paysage orageux n'est pas sans rappeler les rares paysages de
Géricault (par exemple le Paysage à la tombe romaine du Musée du Petit
Palais), artiste dont Schnetz fut l'ami à Rome en 1816-1817 et dont les œuvres
furent parfois confondues avec les siennes4.
1. Huile sur toile. 105,5 x 77,5 cm.
Signé en bas à droite : V. Schnetz.
2. Valencienne, Musée des Beaux-Arts. Reproduit
(fig. 27) dans le catalogue de l'exposition : Jean-Victor Schnetz
(1787-1870), Couleurs d'Italie, Flers, 2000, sous la direction de Laurence
Chesneau-Dupin, éditons Cahiers du Temps.
3. Flers, Musée du Château. Reproduit fig. 55 du
catalogue cité note 2.
4. Voir à ce sujet l'article de Bruno Chenique, Schnetz
et Géricault, deux révolutionnaires en terre sacrée dans le catalogue cité
note 2, p. 31-50. On se rappelle aussi récemment le Portrait de vieille
femme du Musée André-Malraux au Havre, rendu à Géricault par Bruno
Chenique.
* P.S. Denis Coekelberghs, dans un article publié sur La Tribune de l'Art le 29 février 2004 (après donc la parution de cette brève), date cette peinture de 1820-1821 en se basant sur une comparaison avec une toile de Navez représentant le même personnage. Nous pensons qu'il a entièrement raison. L'exposition en 1867, suggérée dans le catalogue de l'exposition Schnetz, n'implique pas, en effet, que le tableau daterait de cette époque comme nous l'avons écrit un peu rapidement.
Brève précédente - Brève
suivante
Nouveautés
en ligne | Index | Plan
du site |
Qu'est-ce
que La Tribune de l'Art ?
| Ecrivez-nous
©La
Tribune de l'Art