4/1/04 - Musée du Luxembourg - Paris - Le journal Libération du samedi 3 janvier apporte sous la plume de Vincent Noce de nouvelles révélations sur la gestion du Musée du Luxembourg, institution dont nous n'avons cessé de dénoncer le mercantilisme1. On apprend ainsi que les œuvres prêtées pour les expositions ne sont pas couvertes par l'assurance de l'Etat. L'organisateur à qui le Sénat a confié ces expositions, SVO Art, est une société anonyme unipersonnelle. C'est elle qui assume tous les risques. Vincent Noce pose quelques questions très pertinentes : « Que se passerait-il si l'actionnaire de la société était victime d'un brusque accident ? Ou si celle-ci était soudain placée en redressement par une banque mécontente ? ». L'article explique aussi, et cela est confirmé par Yves Marek, conseiller à la présidence du Sénat, que les liens juridiques entre cette institution et la société SVO Art est un « régime d'autorisation précaire délivré intuiti personae » et que le contrat prend forme d'une « "autorisation d'occupation temporaire" semblable à celle délivrée aux marchands de gaufre du Luxembourg ». L'article conclut que s'agissant d'une « "délégation de service public", le Sénat déroge, une fois de plus, à la loi qui exige pour de tels marchés une transparence des critères du marché et une mise en concurrence. »
   Libération confirme également dans ce même numéro les informations du Canard Enchaîné que nous avions reprises dans une brève le 3/7/03 sur la manière dont le Sénat s'est affranchi de la loi française pour construire l'extension du musée.

1. Voir en particulier notre éditorial du 7/4/03


Lien vers l'article sur le site du journal Libération.

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