
6/2/04
– Nomination
– Lyon,
Musée des Beaux-Arts –
Sylvie
Lecoq-Ramond vient d'être nommée Directrice du Musée des Beaux-Arts de Lyon
en remplacement de Vincent Pomarède parti l'an dernier pour prendre la tête du département des peintures du
Louvre.
Sophie Lecoq-Ramond a fait toute sa carrière, depuis 1988, au musée d'Unterlinden
à Colmar dont elle a pris la direction en 1989. Elle a notamment monté en
1990 une exposition sur les collages de Picasso et en 1998 Abstractions. France
1940-1965, peintures et dessins des collections du Musée national d'art moderne.
Elle est l'auteur de livres sur Jean
Hélion, le peintre allemand Willy Baumeister ou sur les rapports entre l'art
ancien et l'art contemporain (Actes du colloque Regards contemporains sur
Grünewald). Récemment, elle a organisé une
exposition que nous n'avons pas vue mais qui était paraît-il remarquable,
consacrée à l'histoire du Musée d'Unterlinden de la Révolution à la
Première Guerre Mondiale (terminée le 11 janvier). Spécialiste de l'art du XXe siècle et
de l'époque contemporaine, souhaitons qu'elle sache faire
preuve d'éclectisme dans sa gestion du musée de Lyon, l'un des plus importants
en France après le Louvre. Le fait qu'elle ait su acquérir, à côté de
tableaux d'Otto Dix, Tal Coat, Jacques Villon, Jean Bazaine ou Geer Van Velde, de nombreuses œuvres
anciennes1 en rapport avec les collections
du Musée d'Unterlinden devrait nous rassurer sur ce point.
1. Par exemple ( il ne s'agit là
que d'une sélection sur les dix dernières années, relevée dans les
acquisitions publiées par La Revue du Louvre) : un Saint Sébastien en
tilleul polychrome de la fin du XVe siècle en 1994 ; un dessin anonyme, du Rhin
Supérieur vers 1490, représentant un projet de vitrail en 1995 ; sept gravures
de Martin Schongauer et deux sculptures en bois de tilleul (vers 1480-1500) de
l'atelier de Niklaus Weckmanen en 1996 ; à nouveau deux gravures de Schongauer,
une Vierge folle et une Vierge sage en 1997 ; un très important
panneau peint représentant une Crucifixion (vers 1445) attribué au
strasbourgeois Jost Haller en 1999 ; deux sculptures bâloises attribuées à
Martin Hoffmann et à son entourage en 2000.
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