
21/2/04
– Acquisitions
– Washington,
National Gallery –
Le musée vient de présenter quelques unes de ses nouvelles acquisitions1.
Une opulente nature morte du peintre hollandais Jan
Weenix (1642[?] - 1719), qu'il ne faut pas
confondre avec son père Jan Baptist Weenix (1621 - vers 1660[?]) bien que leur style et leurs sujets
soient proches, a été achetée par l'intermédiaire de Sotheby's. Il s'agit
d'une Nature morte de gibier avec un cygne, dans un paysage2 (ill. 1),
datable des environs de 1680-1685, qui était restée invendue lors de la vente à New York le 23 janvier
2003. L'artiste, qui n'était pas représenté à la National Gallery, y fait
son entrée avec un de ses chef-d'œuvres, pleinement typique de sa manière.
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1. Jan Weenix |
Le musée américain s'attache ainsi à
compléter son fonds par des tableaux de premier plan. C'est encore le cas du
paysage du Danois
Christoffer Wilhelm Eckersberg
(1783-1853),
Vue du Cloaca Maxima à Rome3 (ill. 2), actuellement présenté
dans le cadre de l'exposition consacrée à cet artiste (Washington, National
Gallery, jusqu'au 29 février 2004). L'autorisation d'exportation définitive
demandée au gouvernement danois n'a cependant pas encore été accordée.
D'un style bien différent est l'autre paysage romain de la première moitié du XIXe
siècle qui vient d'être acheté par le musée. Il s'agit d'un tableau d'Horace Vernet,
passé en vente le 17 octobre 2003 à Drouot
(S.V.V. Renaud-Giquello & Associés) Départ pour la chasse aux marais
Pontins4, de 1833 (ill. 3). Il ne s'agit
pas là de représenter un artiste absent des collections, mais de reconstituer
une paire : son pendant, La
chasse aux marais Pontins y est conservé depuis 1989.
Horace Vernet peignit ces deux toiles alors qu'il était directeur de
l'Académie de France à Rome. C'est au sud de cette ville que se trouvaient les marais
Pontins, ensemble marécageux
insalubre et infesté par la malaria qui fut asséché au XXe siècle. Les deux tableaux présentent le
même caractère fantastique, les silhouettes minuscules des chasseurs
paraissant comme écrasées par les arbres aux troncs noueux.
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2. Christoffer Wilhelm
Eckersberg |
3. Horace Vernet |
Enfin, deux sculptures sont entrées récemment dans les collections de la National Gallery. La première est un Saint Jean de la Croix5 (ill. 4) de l'école espagnole, sans doute sévillane. Typique du baroque ibérique par son expressionnisme doloriste, ce bois polychrome est datable des environs de 1675. La seconde est un relief en marbre, La déploration du Christ au bas de la Croix6 (ill. 5) par Pierre-Etienne Monnot, artiste originaire de Franche-Comté qui fit une grande partie de sa carrière à Rome où il devint un des meilleurs représentants du style baroque avec ses compatriotes Pierre II Legros et Jean-Baptiste Théodon. Passé en vente chez Christie's à New York le 11 décembre 2003, la National Gallery l'a acquis du marchand londonien Daniel Katz.
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4. Ecole espagnole (Séville
?) |
5. Pierre-Etienne Monnot |
1. Source : New York Times, 13
février 2004 (à l'exception du Saint Jean de la Croix).
2. Huile sur toile. 142,9 x 173 cm.
3. Huile sur toile. 31,5 x 47,5 cm. Vendu aux
enchères par Bruun Rasmussen (Copenhague) en 1998.
4. Huile sur toile. 100 x 137 cm.
5. Bois polychrome. H. 1,65 cm.
6. Marbre. 72,4 x 57,8 cm.
Lien vers le site de la National Gallery of Art de Washington
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