2/4/04 Acquisition Valence, Museo de Bellas Artes San Pio V   L'état espagnol vient d'accepter, à destination de ce musée, la dation1 de deux volets latéraux d'un retable. Il est attribué à Vrancke Van der Stockt (vers 1424 - vers 1495), un artiste très proche de Rogier Van der Weyden auquel il a succédé en 1464 à la charge de Peintre de la ville de Bruxelles2. Cette acquisition devrait permettre de reconstituer à Valence un triptyque du Jugement dernier, démembré il y a 150 ans, et dont le panneau central appartient à la ville.

Vrancken Van der Stockt - Les Elus - Retable du Jugement Dernier - Valence, Museo de Bellas Artes - © D.R.

Vrancken Van der Stockt - La Résurrection - Retable du Jugement dernier - Valence, Museo de Bellas Artes - © D.R. Vrancken Van der Stockt - Les Damnés - Retable du Jugement dernier - Valence, Museo de Bellas Artes - © D.R.               

Vrancken Van der Stockt - Adam et Eve - Retable du Jugement Dernier - Valence, Museo de Bellas Artes - © D.R.

Vrancken Van der Stockt - Saint Michel - Retable du Jugement dernier - Valence, Museo de Bellas Artes - © D.R.
Vrancke van der Stockt
Retable du Jugement Dernier (ouvert)
Valence, Museo de Bellas Artes
Vrancke van der Stockt
Retable du Jugement Dernier (fermé)
Valence, Museo de Bellas Artes

   Reprenant les compositions et le style de Rogier, Vrancke Van der Stockt semble, comme son maître, avoir exporté une partie de sa production vers l'Espagne. Son œuvre la plus connue, le Triptyque de la Rédemption est conservé au Prado. Son fils, Bernaert Van der Stockt (avant 1469 - après 1538) que certains historiens identifient au Maître de la légende de Marie-Madeleine3, semble avoir fait de même. Bruxellois, inféodé au style de Rogier qu'il adoucit, ce dernier fut le principal artiste de la Cour de Malines, ce qui explique que nombre de ses effigies de Marguerite d'Autriche ou du jeune Charles-Quint soient conservées en Espagne.

Michel de Piles

1. Pour un montant de 950 000 euros. Les volets latéraux sont peints chacun sur les deux côtés (Adam et Eve, les Elus, Les Damnés, Saint Michel).
2. Biographie sur www.cartage.org.lb/en/themes/biographies/mainbiographies/v/vanstockt/stockt.htm
3. Identification jugée problématique par certains qui dateraient les panneaux de la légende de Marie-Madeleine plutôt du début du XVIe siècle que de la seconde moitié du XVe. D'autres pensent que son style a pu évoluer avec le temps.

Brève précédente - Brève suivante

Retour vers Nouvelles Brèves

Retour vers l'accueil

Nouveautés en ligne | Index | Plan du site | Qu'est-ce que La Tribune de l'Art ? | Ecrivez-nous
©La Tribune de l'Art