Photo Coutau-Bégarie27/12/04 - Acquisition - Paris, Louvre - Le département des sculptures a préempté le 12 décembre 2004, dans une vente organisée à Dax par l'étude parisienne Coutau-Bégarie, un projet de monument funéraire1 par Augustin Pajou, signé et daté de 1785. D'esprit très classique, il représente une femme prenant dans ses bras le buste de son mari, tandis qu'un amour pleurant, tenant un caducée, fait pendant à l'épouse éplorée. La destination de cette esquisse n'est pas connue.
  
S'il conçut de nombreux projets de tombeaux, en dessin ou en terre cuite, Pajou n'en mena que peu à terme2, et aucun de taille importante, l'Allégorie de la reine Marie Leszczynska3 (Louvre) ne pouvant pas réellement prétendre au statut de monument funéraire. Il exposa quelques modèles de ce genre en terre cuite aux Salons, mais aucun à celui de 1785 ni à ceux des années suivantes. En 1789, il présenta un dessin, Projet de tombeau pour un Seigneur de Russie aujourd'hui conservé à la Kunstbibliothek de Berlin, d'une composition très différente de cette nouvelle acquisition.
   Le Louvre conservait déjà une maquette de tombeau par Pajou, celle dite d'un maréchal de France, de 1775. De nombreuses sculptures4 de l'artiste ont été acquises ces dernières années par le Louvre : en 1991 un buste en terre cuite représentant Natalie de Laborde, en 1994, un relief en terre cuite Diogène cherchant l'homme acheté à l'Hôtel Drouot et en 1996, un marbre représentant Cérès, donné par les Wildenstein
. Un buste par son élève, Louis-Pierre Deseine, représentant Pajou, est par ailleurs entré au musée en 1996.

1. Terre cuite. 45,5 x 26,8 cm. Adjugé 163.500 € avec les frais.
2. Voir le catalogue de l'exposition Pajou, Paris, Louvre, 1997-1998, éditions de la Réunion des Musées Nationaux, pp. 129-162.
3. Bien que cette sculpture ait été inclue dans la section Art funéraire de l'exposition citée note 2.
4. Un dessin a également été légué avec la collection Stuart de Clèves : Anacréon faisant l'éducation de l'Amour, en 1996. Des dessus-de-porte provenant de l'hôtel Voyer d'Argenson ont été déposés par la Banque de France en 1998.


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