4/12/04 - Acquisition - Orléans, musée des Beaux-Arts - Le musée d'Orléans mène, depuis quelques Court_-_Achille.jpg (45407 octets)années, une politique d'achat d'esquisses peintes en rapport avec les concours de l'Ecole des Beaux-Arts ou avec le Salon, afin de compléter le fonds Léon Cogniet. En début d'année, il avait ainsi acquis un Merry-Joseph Blondel (voir Brève du 18/4/04). C'est aujourd'hui un tableau de Joseph-Désiré Court (1797-1865), Achille donnant à Nestor le Prix de la Sagesse, qui vient d'entrer dans ses collections. L'œuvre définitive, celle du concours du prix de Rome de 1820, est conservée au musée des Beaux-Arts de Rouen.
   Le sujet est tiré librement de L'Iliade : lors des funérailles de Patrocle, des jeux furent organisés. Une coupe d'or restant à distribuer comme récompense, elle fut offerte par Achille au sage Nestor1.
   Il s'agit soit d'une étude pour ce tableau, soit d'une réplique. Les dimensions (32 x 40,5) sont plutôt supérieures à celles des esquisses peintes pour les prix de Rome2. L'aspect assez fini et l'absence de variante notable3 rendent plausible l'hypothèse d'une réduction faite après coup.
   Malgré les grandes qualités de cette composition, Court ne gagna pas cette année là le concours dont le lauréat fut Amable-Paul Coutan. Il dut attendre l'année suivante, 1821, pour parvenir enfin à la consécration suprême qui lui ouvrait les portes de la Villa Médicis. Le tableau, Samson et Dalila, et son esquisse préparatoire sont conservés à l'Ecole des Beaux-Arts à Paris.

1. L'ouvrage fondamental sur les Prix de Rome, dont la plupart des éléments de cette brève sont tirés, est celui de Philippe Grunchec : Les Concours des Prix de Rome 1797-1863, 2 t., Paris, 1986 (t. I) et 1989 (t. II).
2. Les formats des esquisses des Prix de Rome sont très variables. Elles vont généralement de 19,5 x 25 à 30 x 38,5 cm, mais certaines ont parfois (plutôt à partir de 1840) une taille comparable à l'esquisse d'Orléans.
3. Selon Eric Pagliano, qui nous a communiqué très aimablement la notice qu'il a écrite sur ce tableau, la seule différence par rapport au tableau de Rouen est l'absence d'un sceptre.

Brève précédente - Brève suivante  

Retour vers Nouvelles Brèves

Retour vers l'accueil

Nouveautés en ligne | Index | Plan du site | Qu'est-ce que La Tribune de l'Art ? | Ecrivez-nous
©La Tribune de l'Art