18/09/03 - Divers - Paris, « Pinacothèque de Paris » - Dans Le Monde daté du 19/09/03, un article de Harry Bellet annonce l'ouverture, le 6 novembre, d'un nouvel espace d'exposition privé appelé « Pinacothèque de Paris » et localisé rue de Paradis dans les anciens locaux du musée Baccarat. Le lieu présenterait une collection « permanente » constituée de dépôts de collectionneurs et des expositions temporaires. Il serait financé sur des fonds entièrement privés. Le créateur est Marc Restellini, l'un des principaux responsables de la désastreuse reconversion du Musée du Luxembourg. Pour celui-ci, toujours d'après Le Monde, une exposition obéit à « une logique industrielle, sur le modèle du cinéma [sic] : production d'une exposition et distribution dans plusieurs lieux. En effet, une exposition voit son coût diminuer de 20 % à 30 % à chaque étape. Une itinérance [sic toujours] sur quatre sites différents permet donc un bénéfice d'au moins 60 % par rapport à la même exposition dans un seul endroit ». Il précise ensuite, lorsque l'on lui parle de ses scénographies que « [...] elles plaisent. C'est du théâtre. Mon rôle, c'est de mettre mes œuvres en valeur. Cela passe par de l'artifice. »
   Les engagements de La Tribune de l'Art sont totalement à l'opposé de ce discours. La bonne nouvelle est cependant que M. Restellini n'officiera plus au Luxembourg. Après Picasso (évidemment), Klimt, Munch et Soutine, mais aussi bien sûr Monet et Renoir devraient être ses prochaines victimes.

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