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L'exposition Charles Mellin ouvre à Caen
1. Simon Vouet (1594-1649)
Jeune homme en armure dit Saint Guillaume d'Aquitaine
(à gauche) et Ange portant la tunique et les dés (à droite)
Huiles sur toile - 116,5 x 91 cm et 102 x 78 cm
Paris, Musée du Louvre et Naples, Museo di Capodimonte
Photo : D. Rykner
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21/9/07– Exposition – Caen, Musée des Beaux-Arts – Après Nancy, l'exposition Charles Mellin (voir l'article) fait une seconde étape au Musée des Beaux-Arts de Caen dans une mise en scène plus sobre, mais pas moins efficace, suggérant d'autres rapprochements. Ainsi, les deux Anges de Capodimonte sont placés en regard dans l'angle d'une salle, cette disposition permettant à celui donné à Vouet d'être vu en même temps que le Jeune homme en armure dit Saint Guillaume d'Aquitaine (ill. 1), ce qui ne laisse aucun doute sur son attribution. Le second Ange est, lui, à côté de la Jaël de Mellin, confrontation qui confirme la paternité de ce dernier (ill. 2).
2. Charles Mellin (vers 1598-1649)
Ange portant la lance (à gauche) et Jaël (à droite)
Huiles sur toile - 102 x 78 cm et 98,5 x 74 cm
Naples, Museo di Capodimonte et Paris, collection particulière
Photo : D. Rykner |
3. Attribué à Nicolas Labbé (1608-1647)
Sainte Catherine
Huile sur toile - 107 x 82 cm
Rennes, Musée des Beaux-Arts
Photo : D. Rykner |
Toutes les peintures montrées à Nancy ont pu venir, à l'exception de quelques tableaux d'autres artistes servant de comparaison. L'Annonciation de Caravage n'a bien sûr pas quitté la Lorraine. On verra en revanche une belle toile de Massimo Stanzione du Musée des Beaux-Arts et d'Archéologie de Besançon, récemment restaurée et qui illustre brillamment, aux côtés du Baptême du Christ de Ribéra (Nancy) le milieu napolitain qui vit naître les dernières œuvres de Mellin. On appréciera particulièrement que la Sainte Catherine d'Alexandrie de Rennes (ill. 3) dont nous regrettions l'absence, ait pu être ajoutée à la présentation caennaise. La confrontation avec les autres tableaux de Mellin confirme qu'elle se situe probablement dans son orbite sans pouvoir lui être directement attribuée. Elle présente incontestablement des affinités avec l'Annonciation de Nicolas Labbé présentée à ses côtés sans emporter non plus une absolue conviction. Les visages de la Vierge et de Sainte Catherine sont très proches, mais les coloris sont assez différents et le tableau de Rennes est de bien plus grande qualité. Philippe Malgouyres nous a signalé que les peintures murales de Santa Maria in Aracoeli à Rome (deux miracles de Saint Antoine de Padoue, publiés p. 238-239 du catalogue de l'exposition) forment à son avis le lien entre les deux tableaux. Le dossier, en tout cas, a le mérite d'être ouvert.
4. Charles Mellin (vers 1598-1649)
Le Repos de la sainte Famille
Sanguine - 26,8 x 36,5 cm
Lyon, Musée des Beaux-Arts
Photo : D. Rykner |
Tous les dessins ont été renouvelés. Le Jeune Homme tiraillé entre l'Amour du Vice et l'Amour de la Vertu (cat. D 4 ; Rouen, Bibliothèque Municipale), très maladroit, n'est définitivement pas de Mellin mais, comme le propose Philippe Malgouyres, peut-être d'un des Muti (le cartel devrait le préciser). On voit aussi un dessin à la sanguine (ill. 4) attribué à Mellin. Placé à côté du tableau qu'il prépare probablement (avec plusieurs variantes importantes, notamment dans la position de Saint Joseph), son auteur ne semble faire aucun doute. Philippe Malgouyres nous a indiqué qu'Eric Schleier venait de trouver une autre sanguine de Mellin de même style. Espérons que cette découverte fera bientôt l'objet d'une publication, qui devrait entraîner d'autres attributions. La reconstitution de l'œuvre de Mellin se poursuit.
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