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Vandalisme : au Louvre comme à Versailles
9/8/07 – Vandalisme – Paris, Musée du Louvre – Nous avons ici même dénoncé le vandalisme qui frappe régulièrement les sculptures du Parc de Versailles. Mais au Louvre, les œuvres ne sont pas plus à l'abri, et cela est d'autant plus incompréhensible qu'il s'agit de l'intérieur d'un musée.
1. Anselme Flamen (1647-1717)
Diane, 1693-1694
Etat le 11 août 2007, après vandalisme
Marbre - 180 x 82 x 45 cm
Paris, Musée du Louvre
Photo : D. Rykner |
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2. Anselme Flamen (1647-1717)
Diane, 1693-1694 (détail)
Etat le 11 août 2007, après vandalisme
Marbre - 180 x 82 x 45 cm
Paris, Musée du Louvre
Photo : D. Rykner |

3. Emplacement vide du Neptune d
Lambert-Sigisbert Adam (le 11 août 2007)
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Ainsi, nous avons pu constater trois actes de vandalisme récents et graves, qui ne sont en rien des faits isolés. Le premier concerne la jambe d'un chien accompagnant une Diane sculptée par Anselme Flamen et provenant de Marly. Comme on peut le voir sur les photos (ill. 1 et 2), celle-ci a été coupée nette. Le deuxième porte sur le Neptune, morceau de réception de Lambert Sigisbert Adam, un marbre qui fait la couverture du catalogue sommaire des sculptures XVIIe et XVIIIe du musée. La partie haute du trident a disparu et n'a pas été retrouvée. La sculpture est actuellement « en restauration » (ill. 3) et la partie dérobée va devoir être entièrement refaite.
Enfin, le doigt d'un des enfants qui s'agrippent à une Bacchante de Pajou, provenant de l'hôtel d'Argenson à Paris, a été sectionné (ill. 4 et 5).
4. Augustin Pajou (1730-1809)
Bacchante au tambour de basque
avec deux enfants , 1774
Etat le 11 août 2007, après vandalisme
Pierre de tonnerre - 182 x94 x 73 cm
Paris, Musée du Louvre
Photo : D. Rykner |
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5. Augustin Pajou (1730-1809)
Bacchante au tambour de basque
avec deux enfants, 1774 (détail)
Etat le 11 août 2007, après vandalisme
Pierre de tonnerre - 182 x 94 x 73 cm
Paris, Musée du Louvre
Photo : D. Rykner |
Les causes d'une telle vague de vandalisme, tout à fait unique dans l'histoire du Louvre et qui n'a pas d'équivalent dans les autres grands musées européens ou américains, sont multiples : nombre trop important de visiteurs dont beaucoup n'ont aucun respect pour ce qu'ils voient ; manque criant de surveillance (les salles 25 à 33, qui vont de celle des morceaux de réception à la sculpture romantique ne bénéficiaient que d'un seul gardien samedi 11 août, tandis que toute la Cour Puget n'était également surveillée que par une unique personne) ; absence de protection pour certaines sculptures quand d'autres sont présentées sous vitrine sans que cela nuise aucunement à leur vision ; aucune action du musée pour expliquer au gens, par exemple au moment où ils prennent leur billet, que les œuvres sont fragiles ; etc.
Il est temps d'agir, plutôt que de chercher à occulter ces actes et se contenter d'en réparer les dégâts après coup.
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